L'Association internationale du transport aérien (IATA) est montée en créneau, la semaine écoulée, pour dénoncer la réticence de certains gouvernements quant à la mise en œuvre des dispositions prises dernièrement pour permettre une reprise conséquente du transport aérien.  

Des résolutions ont été prises lors d'une conférence organisée récemment par l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI), explique l'IATA dans une correspondance datant du 25 octobre dernier. Ces résolutions portent sur la levée des restrictions sanitaires imposées au niveau des frontières, et ce afin de permettre aux différentes compagnies aériennes de reprendre leurs activités.

Il se trouve, indique la même source, que certains gouvernements n'ont pas procédé à l'application de ces décisions. L'Association internationale du transport aérien est sortie ainsi de son mutisme pour interpeller ces États sur ce retard et les exhorter à passer à l'action.

Assouplissement des restrictions aux frontières : l'IATA appelle les gouvernements à tenir leurs engagements

« Les restrictions imposées par les gouvernements continuent à empêcher la restauration du transport international. Il reste encore à 70 % au-dessous des niveaux d'avant-crise. Les engagements pris dans le cadre de la HLCC montrent que les gouvernements ont compris ce qui est nécessaire pour redémarrer la connectivité globale. L'heure est maintenant à la mise en œuvre », indique le directeur général de l'IATA, Willie Walsh.

« Certains gouvernements ont déjà commencé. L'ouverture imminente du marché américain aux voyageurs vaccinés sera un grand pas en avant. Nous ne pouvons pas laisser les engagements de cette conférence sur le papier. L'industrie du transport aérien, 88 millions de personnes à travers le monde, 3,5 % du PIB mondial et les milliards de passagers attendent que les gouvernements mettent en œuvre la relance du transport aérien international avec un risque contrôlé comme ils s'y sont engagés », a ajouté le directeur général de l'IATA. Ce rappel à l'ordre est là pour secouer les gouvernements et les inciter à contribuer à la reprise du trafic aérien, et ce suite à l'amélioration de la situation sanitaire.