Créé en 2014 par Patricia Chapelotte, directrice générale d'Hopscotch Décideurs, agence de communication spécialisée dans la gestion de l’image et la réputation des décideurs, le « Prix de la Femme d'influence » met en lumière des femmes qui incarnent des modèles de réussite dans différents secteurs d’activités en France. L’édition du Prix de la Femme d’Influence a vu pour son édition 2021 la distinction d’une policière franco-algérienne dans la catégorie « Coup de cœur ».  

C’est au Palais Brogniart, à Paris, que s’est déroulée, le 29 novembre, la cérémonie de remise du Prix de la Femme d’Influence pour l’édition 2021. « Plus de 1200 personnes ont suivi la cérémonie en direct pour découvrir les lauréates sélectionnées par notre jury de personnalités, dans chacune des catégories », indique Génération Femmes d’Influence sur son site, avant de dévoiler les femmes lauréates dans les cinq catégories du Prix de la Femme d’Influence 2021.

La policière Linda Kebbab parmi les lauréates du Prix de la Femme d’Influence 2021

Le palmarès de la 8e édition du Prix de la Femme d’Influence 2021 a été comme suit :

  • Prix de la Femme d’Influence Politique : Chrysoula Zacharopoulou, Députée européenne et Co-présidente du Conseil des actionnaires de COVAX.
  • Le Prix de la Femme d’Influence Économique : Cécile Guillou, Directrice générale exécutive de Franprix.
  • Le Prix de la Femme d’Influence Culturelle : Djaïli Amadou Amal, Auteure du livre Les Impatientes.
  • Prix de la Femme d’Influence Espoir : Léa Moukanas, 22 ans, Co-fondatrice et Présidente de l’association Aïda.
  • Prix de la Femme d’Influence « Coup de Cœur » : Ce dernier a été attribué conjointement à Linda Kebbab, Brigadier de Police, et déléguée nationale du syndicat Unité SGP Police FO et à Anne Soupa, Théologienne, 1re femme candidate à la charge d’évêque.
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En s’adjudant le Prix de la Femme d’Influence 2021 dans la catégorie « Coup de cœur » la Franco-algérienne Linda Kebbab a réussi à inscrire son nom en lettres d’or dans le registre des femmes influentes en France. « Fière de recevoir le Prix Femmes Influence. Émue d’être entendue dans le haro des voix masculines de mon milieu réputé réservé aux hommes. Aux femmes : travaillez dur, imposez d’être respectée. Exigeons la reconnaissance paritaire des compétences sans préjugés », a réagi Linda Kebbab sur son compte Twitter.

Voici le parcours atypique de Linda Kebbab, issue de parents algériens

Née en 1981 à Vaulx-en-Velin dans la banlieue de Lyon de parents algériens, son père est éboueur, sa mère est femme au foyer, Linda Kebbab, qui parle couramment l’arabe dialectal algérien, a fait des études de langues en anglais, arabe littéraire et russe. Elle a débuté sa carrière professionnelle en dirigeant une société d'import-export dans le textile avant de décider de changer carrément de métier en s’engageant en 2007 dans la police après avoir fait l’école de police de Fos-sur-Mer .

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Linda Kebbab, qui a entamé sa carrière à la brigade ce Créteil, a adhéré ensuite au syndicat Unité SGP Police-Force Ouvrière, dont elle devient déléguée nationale en 2018. Invitée régulièrement dans les médias, la policière franco-algérienne a souvent fait l’objet de critiques notamment en raison de ses positions en faveur des forces de l’ordre. D’ailleurs, elle fut l’objet d’attaques de la part du militant journaliste Taha Bouhafs, qui l’avait traité à l’époque d’une « Arabe de service ». Une attaque qui a valu à son auteur une condamnation à 1500 euros d'amende par le tribunal correctionnel de Paris en septembre dernier.