L'immigration clandestine et la mobilité des personnes font partie des points de divergences entre les États des deux rives de la méditerranée. Les pays de l'Union européenne mettent souvent en exergue le non respect des accords d'association avec l'Algérie concernant l'immigration clandestine. De sôn côté, l'Algérie signale les restrictions de la mobilité des Algériens par des conditions draconienne pour l'octroi de visas Schengen et cela malgré les accords d'association. 

Dans ce contexte, l'ambassadeur de l'Union européenne en Algérie, Thomas Eckert, a apporté des éléments de réponse à certaines interrogations relatives, notamment à l'immigration clandestine. Il a en effet déclaré dans une interview accordée au journal Liberté le mercredi 15 décembre : « nous discutons régulièrement de la question avec les autorités algériennes. Nous avons tenu une réunion, l’été dernier, qui était très fructueuse ».

Le chef de la délégation de l'Union européenne en Algérie affirme que le sujet de la migration doit être abordé  « avec calme et sérénité. Lorsque vous analysez les chiffres des arrivées illégales l’année dernière, ils sont beaucoup moins importants pour la partie Méditerranée occidentale que pour la Méditerranée centrale et même la Méditerranée orientale. La tendance n’est pas aussi inquiétante que certains discours européens le suggèrent ».

Par ailleurs, Thomas Eckert a éludé la question sur la mobilité des personnes. Une mobilité restreinte par la diminution de délivrance de visas aux ressortissants algériens, notamment par la France. Cette décision est motivée, selon le gouvernement français, par le refus de coopération de l’Algérie dans l'expulsion des immigrés algériens à partir de la France.

L'ambassadeur de l'union européenne en Algérie s'est également exprimé sur la situation des droits de l'Homme en Algérie. « La question des droits de l’Homme est très importante. Ce sont des questions qui sont abordées par plusieurs acteurs de façon différente. Le Parlement européen a un rôle à jouer. Au Conseil comme à la Commission et aux services extérieurs, la question est abordée, mais pas toujours en public. Ce qu'il est important de dire, c’est qu’il ne faut pas non plus faire de ces questions importantes un tabou », a t-il affirmé.