Le secteur de l’automobile continue de défrayer la chronique en Algérie. Il devient un véritable feuilleton avec beaucoup de suspense et de rebondissements. En effet, la question du cahier des charges n'est pas encore réglée. Reporté à plusieurs reprises, il semble que les exigences contenues dans ce cahier des charges en préparation sont à la faveur des grands constructeurs au détriment de leurs partenaires algériens.

Ce « cahier des charges sera révisé et cela va prendre du temps, jusqu’au mois de mars », d’après le responsable des ressources humaines du ministère de l’Industrie, cité par le journal Liberté. La même source affirme que ce nouveau cahier des charges serait rédhibitoire pour les partenaires algériens des constructeurs étrangers. Ainsi, trois mois après les changements apportés au dernier cahier des charges relatif à l’activité de concessionnaire automobile, un texte a été préparé par le nouveau ministre de l’Industrie et soumis aux départements ministériels concernés, pour enrichissement et examen dans le fond et dans la forme. Cette révision concerne seulement 3 points, dont la mise en conformité de ce texte réglementaire avec les dispositions de la loi de finances complémentaire de juin 2021. Il s’agit de l’expérience, du système de quotas, des services après-vente, de l’inclusion des étrangers et du nombre de marques autorisé.

Les exigences pour les concessionnaires automobiles en Algérie pour l'importation de voitures neuves

Ce nouveau cahier des charges en préparation exigera donc pour les concessionnaires intéressés par cette activité une expérience d’au moins 5 ans dans le domaine de la vente des véhicules. Il exigera également des entreprises étrangères de déposer leurs candidatures conformément à la règle du partenariat 51/49 %, une disposition supprimée dans le cahier des charges actuel. Cependant la close qui pose le plus de problèmes pour les concessionnaires serait l'obligation de garantir le service après-vente à travers tout le territoire national.

Il faut souligner que le gouvernement n’a pas gelé officiellement l’actuel cahier des charges. La commission technique relevant du département de l’industrie continu toujours de recevoir les dossiers et les recours des concessionnaires. Ainsi donc, le flou persiste dans ce dossier pendant que les Algériens n'arrivent pas à acquérir des voitures.