L'apparition du variant Omicron a bouleversé les prévisions des analystes du marché pétrolier. Ce marché devient volatil et incertain. Dans ce contexte, les prévisions  des organisations qui régissent et suivent ce marché deviennent contradictoires. En effet, celles de l'Agence Internationale de l'Énergie (AIE) prévoient une stagnation de la demande contrairement à ce que prévoit l'OPEP.

Ainsi, les perspectives de l’AIE contredisent celles de l’OPEP et de ses alliés. Dans son rapport mensuel sur l’industrie pétrolière, l'AIE prévoit que la reprise de la demande pétrolière, entamée depuis plusieurs mois, sera ralentie par l’apparition du variant Omicron du coronavirus et cela sans l'interrompre. L'Agence Internationale de l'Énergie explique dans son rapport que le recul de la demande sur le pétrole se manifestera essentiellement par le recul de la consommation de kérosène par le transport aérien. Ce recul est l'une des conséquences directes des restrictions de voyage qui ont de nouveau été mises en place dans certains pays.

Pour décembre, l’AIE a ainsi réduit de 100 000 barils par jour ses prévisions de demande par rapport au mois dernier, ce qui sera également appliqué en 2022, tant que la question du nouveau variant ne sera pas réglée. Ce recul de la demande fera que l’offre va dépasser la demande ce mois-ci et devrait retrouver les niveaux d’avant pandémie l’année prochaine, soit 99,5 millions de barils par jour. Il faut ajouter à cela que si l’on considère que certains producteurs comme le Canada et le Brésil prévoient de pomper à des niveaux jamais atteints et que Riyad et Moscou pourraient aussi atteindre des records, la production mondiale s’envolerait davantage, ce qui devrait avoir un impact certain sur les cours. Ces derniers vont baisser tout au moins pour cette fin d'année et le début de l'année prochaine.

À lire aussi :  Pourquoi le prix du pétrole dégringole ?

Ces prévisions de l'AIE contredisent celle de l'OPEP. L'organisation des pays producteurs de pétrole a relevé de 1,1 million de barils par jour ses prévisions de demande pour le premier trimestre de 2022, tout en déclarant qu’il s’attend à ce qu’elle atteigne 100 millions de barils par jour d’ici le troisième trimestre de 2022.