Encore une mort mystérieuse d’un ressortissant algérien dans un commissariat de police en Belgique. Il s’agit cette fois d’un jeune de 26 ans, dont le corps sans vie a été découvert dans une cellule au niveau complexe cellulaire de la zone de police Bruxelles-Capitale Ixelles. Le même centre où un autre algérien a été trouvé mort dans les mêmes circonstances le mois de janvier dernier. 

En moins d’une année, deux Algériens ont trouvé la mort au complexe cellulaire de la zone de police Bruxelles-Capitale Ixelles en Belgique. Le 19 janvier dernier, un sans-papiers algérien dénommé Ilyes Abbedou, âgé d’une trentaine d’années, a été découvert décédé dans un cachot au niveau de ce centre, après avoir été interpellé la veille. C’est pratiquement dans les mêmes conditions, aussi mystérieuses, qu’un autre sans-papiers algérien a trouvé la mort ce mois de décembre 2021.

Répondant au non de Mohamed Amine Berkane, 26 ans et originaire de la wilaya de Tipaza, la victime a rendu l’âme le 13 décembre. Son corps inerte a été découvert dans sa cellule, indiquent des sources médiatiques belges. Le jeune algérien, également sans-papiers, a été arrêté avec un compatriote et ami, Hichem, le 12 décembre, pour vol.

Conduits au niveau du centre cellulaire, les deux amis ont été séparés. Hichem a été placé en cellule des mineurs alors que Mohamed est placé chez les adultes, rapportent les médias belges. Ce dernier a passé la nuit sans problème. Le matin il a pris sans petit-déjeuner le plus normalement du monde.

Il n’a cependant pas pris son déjeuner, car s’étant endormi, a-t-on cru. Constatant que la sieste du prisonnier s’éternisait, les gardiens de la prison ont tenté de le réveiller, en vain. C’est là qu’on s’est rendu compte qu’il ne dormait pas. C’est ainsi qu’on a fait appel aux secouristes qui ont essayé de le réanimer. Peine perdue. L’algérien était bel et bien mort.

L’Algérie réclame justice pour le sans-papiers décédé dans un commissariat en Belgique

Questionné sur ce qui a pu arriver à son ami, Hicham qui a été relâché par la police et dont les propos ont été rapportés par le site Divercite.be a affirmé qu’il ne comprenait rien. « Oui, il se droguait, il buvait, il consommait toutes sortes de substances, mais quand ils l’ont arrêté, ils l’ont emmené sur ses deux pieds ». Et d’ajouter : « au commissariat, les policiers savent où sont les caméras. Ils nous frappent quand ils savent qu’ils ne seront pas filmés ». Encore une fois les autorités belges ont diligenté une enquête pour déterminer les circonstances exactes de ce décès.

Pour leur part les autorités algériennes, à travers l’ambassade de l’Algérie à Bruxelles, ont saisit le ministère belge des Affaires étrangères, mais aussi la justice pour réclamer de la transparence dans cette affaire, indiquent les médias belges, dont le journal le Soir qui a rapporté l’information lundi 20 décembre.