La présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, candidate à la prochaine élection présidentielle prévue au printemps en France, est revenue à la charge le dimanche 9 janvier 2022 dans le dossier relatif à l'immigration. Elle a plaidé cette fois pour le rétablissement du délit de séjour irrégulier en France ; délit aboli en 2012 par le gouvernement de François Hollande.

Dans le cadre de ses sorties électorales en prévision de la prochaine présidentielle, Marine Le Pan était dimanche 9 janvier 2022 aux frontières franco-espagnoles. Une occasion pour elle pour rebondir sur le dossier relatif à l'immigration.

La présidente du RN a déjà dévoilé les grandes lignes de son projet concernant ce sujet : Elle avait promit le mois d'octobre dernier de hausser le ton contre l'immigration si elle venait d'être élue, annonçant notamment un référendum sur l'immigration. « Les mesures que je propose sur l'immigration consistent à réserver, par exemple, les allocations familiales exclusivement aux Français », a-t-elle asséné.

Marine Le Pen veut une politique « dissuasive » sur l'immigration

Le dimanche 9 janvier 2022, Marine Le Pen a plaidé pour une politique dissuasive d'immigration et pour le rétablissement du délit de séjour irrégulier. « On pourra renforcer les moyens à l'infini. Si on continue à mettre en place une politique attractive d'immigration, on ne réglera pas le problème. Il faut mettre en place une politique dissuasive d'immigration », a-t-elle dit.

Elle propose ainsi de « rétablir la pénalisation de la présence et de l'entrée illégale sur le territoire, ce qui permet de remettre en place l'article 40 (du code de procédure pénale), qui oblige les fonctionnaires à dénoncer les situations de présence clandestine, ce qui permet également de poursuivre les associations qui font de l'incitation à l'immigration ». Cet article avait été abrogé en décembre 2012.

« Quand on vous explique que ce n'est pas possible de régler le problème de l'immigration clandestine et que, dans le même temps, on dépénalise le fait de se maintenir ou d'entrer illégalement sur le territoire, on met en place une hormone de croissance de l'immigration clandestine », a expliqué Marine Le Pen dans sa plaidoirie. Pour elle, cela pourra « rendre les procédures d'expulsion plus faciles ».