En octobre dernier lors de sa visite à Oran, le Premier ministre Aïmene Benabderrahmane avait souligné la nécessité d'optimiser l'exploitation des infrastructures portuaires nationales en passant à un fonctionnement de 24h/24, 7j/7 « pour être en mesure d'accompagner les opérateurs économiques à s'introduire sur les marchés extérieurs ».

Dans cette perspective, le ministre des Transports, Aïssa Bekkai a appelé lundi les différentes entreprises activant dans le domaine du transport maritime et des infrastructures portuaires à consentir davantage d'efforts afin de relever les défis et de respecter cette instruction du Premier ministre en ce qui concerne les jours et les horaires de travail (24h/24, 7j/7).

Le ministre des Transports s'est exprimé dans un communiqué qui a sanctionné une réunion consacrée à l'examen du bilan annuel des activités de la Sûreté maritime et portuaire, en présence de cadres du ministère et des différentes entreprises du secteur activant dans le domaine du transport maritime.

Le communiqué précise qu'au cours de cette réunion, qui s'est déroulée au siège du ministère, un exposé a été présenté sur les différentes mesures et précautions de sécurité, notamment les dispositions du Code international pour la sûreté des navires et des installations portuaires (Code ISPS).

Une mesure pour faciliter l'activité des opérateurs économiques en Algérie

Durant cette réunion, le ministre des Transports a affirmé que les mesures prises ont permis d'évaluer la sûreté des ports et des navires avec l'élaboration des plans de sécurité appropriés. Il a également évoqué l'importance et la vitalité de ces installations qui jouent un rôle clé dans l'économie algérienne et dans les échanges commerciaux en Algérie, ajoutant que « 95 % de ces échanges sont réalisés par voie maritime ».  Le ministre a également appelé à respecter les différentes mesures prises pour faire face à la pandémie du Covid-19.

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Il faut souligner que la bureaucratie, qui caractérise la gestion des opérations portuaires, représente un véritable frein pour les opérateurs économiques. Les horaires d'ouvertures ne sont pas les seules raisons des blocages de conteneurs au niveau des ports algériens. D'ailleurs le premier ministre lui-même avait qualifié en octobre dernier « d'inadmissible » le long délai d'attente de traitement des conteneurs. « Un conteneur ne doit pas rester au port plus de 24 heures », avait t-il martelé.