Depuis l'arrivée d'Omicron, le nouveau variant du Covid-19 en Algérie, le débat est relancé sur les mesures à prendre, notamment en ce qui concerne les frontières. L’Algérie va-t-elle fermer une nouvelle fois les frontières ? C'est la question que se posent les Algériens, et surtout ceux établis à l’étranger. Les spécialistes ont, à tour de rôle, tenté d'apporter des éléments de réponses dans un contexte sanitaire inquiétant pour certains. 

C'est dans ce contexte qui connait une flambée de contaminations et une avancée du nouveau variant que Pr Ryad Mahyaoui, membre du Conseil scientifique de suivi du Covid en Algérie, est intervenu dans le débat. En effet, le Pr Mahyaoui a affirmé, dans une interview accordée au site TSA le 15 janvier, qu'il n'est pas nécessaire de prendre ce genre de mesures. « À mon avis, il ne servira strictement à rien. La seule chose à faire c’est de renforcer le contrôle aux frontières pour dépister rapidement les personnes positives », a-t-il déclaré, ajoutant que « le virus circule partout dans le pays. Je répète qu’avant on ne disposait pas des armes pour lutter contre le Covid. Maintenant, nous les avons. C’est ça la différence par rapport à la période d’avant, où le confinement était la seule issue ».

À lire aussi :  Transavia annule tous ses vols vers le Maroc

Omicron va être dominant en Algérie

Par ailleurs, le professeur s'est joint à ceux qui considèrent que ce nouveau variant favorise l’immunité collective. « On voit effectivement dans certains pays qui ont enregistré des milliers de personnes contaminées par le virus. Soit, autant de personnes vaccinées naturellement. Cela peut être une piste qui doit être vérifiée dans les prochaines semaines », a indiqué Pr Ryad Mahyaoui.

Ce dernier a également affirmé que la propagation du nouveau variant « n’est pas une surprise, c’est l’évolution normale de ce variant Omicron qui est en train de croiser le variant Delta. On voit qu’il prend peu à peu de la place. Il y a une augmentation importante du nombre de cas tous les 2 à 3 jours. L’Omicron est extrêmement contaminant, soit 70 fois plus rapide que le Delta ». Il a ajouté que « l'Omicron, comme c’est le cas dans pas mal de pays, va certainement être dominant en Algérie, dans les prochaines semaines. Ce qui est normal. Malgré sa très forte contagiosité, l’Omicron reste quand même moins grave que le Delta ».