Marché de change des devises : le geste fort de la Banque d'Algérie

Attendue depuis longtemps par les opérateurs économiques activant dans le domaine de l'importation, la nouvelle mesure de la Banque d'Algérie est une véritable bouffée d'oxygène. En effet, ces nouvelles dispositions, qui autorisent les banques commerciales à vendre des devises sur le marché libre à leurs clients parmi les entreprises à effet de couvrir leurs transactions avec l'extérieur, est un geste fort de la Banque d'Algérie.

Voulant se débarrasser d'une gestion bureaucratique qui constitue un obstacle aux opérateurs qui activent dans le domaine de l'importation, la Banque d'Algérie facilite ainsi les échanges interbancaires. L'institution monétaire, qui a annoncé aux banques et autres établissements financiers non bancaires la possibilité d'ouvrir des comptes de trésoreries en devises vise à dynamiser les échanges financiers.

Cette décision de la Banque d'Algérie soulage considérablement les banquiers et les opérateurs, étant donné que le règlement dont il est question, à savoir 2020-04 du 15 mars 2020, met en place des instruments de couverture du risque de change, une des préoccupations majeures maintes fois exprimées par les chefs d'entreprise.

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Les nouvelles mesures de la Banque d'Algérie sont nécessaires, mais probablement insuffisantes

Ainsi, avec ces dispositions, la Banque centrale algérienne autorise les banques commerciales à vendre des devises sur le marché libre à leurs clients parmi les entreprises à l'effet de couvrir leurs transactions avec l'extérieur. Des dispositions qui répondent aux attentes des opérateurs économiques, pris dans l'engrenage des ajustements à répétition du taux de change du dinar algérien par rapport aux principales devises.

Ce règlement de la Banque d'Algérie vise également le développement des liquidités en devise au niveau du marché des changes. Il permet aux banques commerciales de gérer les opérations de change et des comptes devises fonds propres. Des comptes qui fonctionneront désormais selon les mêmes règles que ceux en dinar algérien.

Cependant, des interrogations persistent sur la suffisances de ces dispositions pour la dynamisation du marché de change. Les experts se demandent également si les liquidités actuelles sont à même de répondre à la demande des opérateurs en devises au niveau national.


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