La France, ancien pays colonisateur en Afrique, n'a pas la cote sur le continent. Que ce soit en Afrique du Nord ou dans les pays subsahariens, la France est considérée comme responsable des conflits internes. Elle serait derrière les dictatures et également en partie responsable de tous les bouleversements et les coups d'État. Les opinions publiques de ces pays africains ne cessent de dénoncer l'ingérence de l'ancien colonisateur dans les affaires internes de leurs pays.

Ce constat n'est pas nouveau et est également le fruit des haines et ressentiments qui ont résulté de la présence française dans le continent et la violence qui a marqué ces périodes de colonisation. Aujourd'hui ce sentiment est de plus en plus exacerbé. Emmanuel Macron a essayé d'expliquer ce constat à la suite de la décision du retrait de la France et de ses alliés du Mali.

En effet, pour le président français, « l'anti France et la haine de la France qui s’exprime sur les réseaux sociaux en Afrique sont financés notamment par la Russie ». Emmanuel Macron est allé encore plus loin pour expliquer l'échec de la mission française au Mali.

Il s'est exprimé sur la présence des groupes militaires russes « Wagner » au Mali. Le président français a précisé que cette présence « n’est pas une coopération entre le Mali et la Russie, mais plutôt c’est la junte au pouvoir au mali qui a recruté des mercenaires ». Il a ajouté que leur présence est confirmée par le président russe Vladimir Putin et leur nombre est d’environ 800 hommes. Pour Macron, ces personnes (Wagner) sont de plusieurs nationalités et ont opéré durant des années en Libye et au Centre Afrique et leurs objectifs sont les richesses.

Il faut dire que sur le plan géopolitique, l'intérêt grandissant que porte la Russie à l'Afrique est considéré comme une ingérence dans une zone traditionnellement d'influence française. L'offensive diplomatique et militaire russe gène au plus haut point la France, qui tente de garder son influence sur le continrent – du moins sur ses anciennes colonies. Quant au sentiment anti-français, l'explication du président est loin d’être convaincante étant donné qu'historiquement, la politique de la « France-Afrique » a de tout temps été dénoncée par les Africains.