Les cours du pétrole poursuivent leur ascension et enregistrent de nouveaux records, à la faveur notamment du conflit entre la Russie et l'Occident, sous couvert de l'Ukraine. Le prix du baril de Brent de la Mer du Nord, référence pour le pétrole algérien, a bondi, ce mardi 22 février, de 1,77 % à 99,20 dollars affiché vers 11 heures sur le site spécialisé Boursorama.

La décision lundi du président russe Vladimir Poutine de reconnaître les Républiques du Donbass (est de l'Ukraine), à majorité russophone, et l'envoi de l'armée pour une mission de « maintien de la paix » ont eu un effet quasi-instantané sur les cours de l'or noir. Il s'affichait à 96,55 dollars le baril à l'ouverture des marchés ce mardi matin et a bondi très vite à 99,20 dollars. La veille, il avait clôturé à 97,35 USD, selon la même source.

La crise ukrainienne et la reprise économique

En fait, il faut remonter à l'année 2014 pour retrouver de tels chiffres sur le marché pétrolier. À l'époque, l'augmentation massive de la production du pétrole de schiste aux États-Unis ont provoqué une chute vertigineuse des prix du baril, mettant en difficulté de nombreuses économies, particulièrement celle de l'Algérie.

Il faut dire que la Russie est un grand producteur de pétrole et de gaz. Le pays de Vladimir Poutine fournit plus du tiers de la consommation européenne en gaz. Ces données font craindre une guerre et, de ce fait, des interruptions dans l'approvisionnement de l'Europe. Ce qui fait dire aux spécialistes que la flambée actuelle pourrait être conjoncturelle.

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Aussi, si la hausse des cours du pétrole est conjoncturelle, un éventuel recul ne serait pas très important dans la mesure où la crise ukrainienne n'est pas le seul facteur de cette flambée. En effet, le prix du pétrole est avant tout porté par une forte hausse de la demande à la suite de la reprise économique favorisée par la levée des restrictions sanitaires.