Un professeur algérien de médecine se voit refuser un visa d'entrée en France, alors qu'il devait participer à une activité scientifique prévue en mars prochain à Paris. La mésaventure de ce professeur exerçant en qualité de chef de service au CHU de Béjaïa intervient au moment où des centaines de médecins algériens s'apprêtent à rejoindre la France pour y exercer définitivement leur métier.

C'est une affaire qui risque de faire couler beaucoup d'encre dans le milieu scientifique des deux côtés de la Méditerranée. Alors que le débat n'est pas encore clos sur le phénomène du départ massif des médecins algériens en France pour exercer au sein des structures sanitaires de l'Hexagone, un professeur algérien en ophtalmologie, chef de service, se voit refuser tout bonnement un visa d'entrée en France dans le cadre de ses activités scientifiques.

En effet, dans son édition de ce dimanche 27 février 2022, le quotidien algérien Liberté a fait état du témoignage du professeur Ikhlef Madani, chef du service d'ophtalmologie au Centre hospitalo-universitaire Khelil-Amrane de Béjaïa. Ce professeur s'est vu refuser sa demande de visa d'entrée en France, alors qu'il devait prendre part au 128e Congrès de la Société française d'ophtalmologie, prévu du 7 au 9 mai prochain à Paris.

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Visa refusé après 3 mois d'attente

« Le consulat de France à Alger vient de refuser ma demande de visa pour un court séjour, après près de trois mois d'attente », indique le professeur Ikhlef Madani dans les colonnes de Liberté. « Je tiens à préciser que je suis officiellement invité par un laboratoire pharmaceutique et la Société française d'ophtalmologie (SFO) dont je suis membre et que je suis conventionné avec l'hôpital des Quinze-Vingts de Paris, où j'ai eu à séjourner à maintes reprises », ajoute-t-il.

Dans son témoignage, ce professeur en ophtalmologie, qui présente toutes les garanties au vu de son statut professionnel, a indiqué que le motif de refus de sa demande de visa, à savoir « l'objet et les conditions du séjour envisagé n'ont pas été justifiés », invoqué dans la réponse des services consulaires à sa demande de visa, « ne tient pas la route ».

En dépit de ce refus essuyé pour sa demande de visa, ce chef de service ophtalmologie au CHU de Béjaïa affirme ne pas « baisser les bras », puisqu'il compte saisir l'ambassade de France à Alger dans l'espoir de décrocher enfin le fameux sésame pour assister au rendez-vous scientifique prévu dans les prochains jours à Paris.