La compagnie aérienne française Transavia est citée dans une affaire d'agressions sexuelles dont se serait rendu coupable un pilote. Ce sont deux hôtesses de l'air qui ont déposé plainte contre leur collègue pilote.

En effet, c'est un pilote de la filiale low cost d'Air France qui est la source de ce scandale sexuel. Les accusations sont assez graves et explicites. Les deux hôtesses accusent le pilote d'agressions sexuelles et de faits similaires à 3 semaines d'intervalle, rapporte le site spécialisé Air Journal. Les faits se sont déroulés en novembre 2018 à l'aéroport de Paris-Orly.

Selon les accusations des plaignantes, l'accusé se serait frotté à elles. Le pilote rejette les accusations des deux hôtesses de l'air, évoquant des contacts involontaires. Il reconnaît cependant ce qu'il appelle « des blagues » récurrentes durant les vols. En parlant de blagues, il écarte d'un trait tout sexisme et toute misogynie.

Le pilote de Transavia relaxé en première instance avant d'être condamné

En fait, le parquet de Paris n'a accordé aucune circonstance atténuante à l'accusé dans cette affaire. Contrairement au juge du tribunal de Créteil, qui a examiné cette affaire en première instance en janvier 2021.

À Créteil, le tribunal avait expliqué sa relaxe par la difficulté de juger des moments furtifs sur la seule accusation des victimes, même s'il reconnaissait l'authenticité du ressenti.

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Ce n'est pas le cas du procureur de Paris, qui a requis en appel 2 ans de prison dont un avec sursis, tout en demandant une interdiction définitive d'exercer. C'est le vœu également des plaignantes, dont celle qui s'exprimé avant le procès.  « C’était un combat personnel d’engager les procédures contre lui, mais c’était aussi un combat pour les autres collègues, comme celles qui n’ont jamais osé parler. J’ai peur qu’il recommence à l’avenir », a-t-elle précisé à l'AFP.