La campagne électorale pour la présidentielle en France est arrivée à son dernier virage. Les candidats font leurs derniers meetings et annoncent leurs dernières mesures. Donnée au 2e tour, la candidate du rassemblement national revient en cette fin de compagne à ses thèmes de prédilection. Marine Le Pen a affirmé qu'elle interdirait le voile dans l'espace public, mais s'attaquerait également à la djellaba (robe portée par les hommes) et au port ostensibles de la barbe.

Marine Le Pen revient donc aux fondamentaux de son parti. Elle s'est exprimé dans une interview sur BFMTV à propos du voile, du port de la djellaba et de la barbe. Des signes d'islamisation, selon elle.

La journaliste Apolline de Malherbe reprend les déclarations du directeur du cabinet de la candidate qui avait affirmé : « Nous considéreront que l'islamisme n'est pas une religion et qu'une personne qui porte le voile est un islamiste de même pour la djellaba et la barbe islamique », avant de demander : « est ce que vous allez aussi réglementer le port de la djellaba et de la barbe islamiques ? »

À cette question, Marine Le Pen n'a en aucun cas remis en cause les déclarations de son directeur de cabinet et a expliqué : « ce que je souhaite, c'est de lutter contre l'idéologie islamiste. L'idéologie islamiste est entrain de détruire notre civilisation. Elle souhaite imposer la charia (lois islamiques)  et donc la rupture de tous ce que nous sommes en réalité. Je fais donc une loi dans laquelle je combats tous les signes… toute la volonté de recrutement, de développement de cette idéologie totalitaire partout où elle s'exprime. Le financement qui intervient au bénéfice de cette idéologie. Tous ceux qui sont les porteurs et sont étrangers dans notre pays auront vocation à rentrer chez eux par ce que je ne veux pas laisser se répandre – comme c'est le cas depuis 20 ans – cette idéologie islamiste ».

Ainsi, après avoir déclaré son intention d'interdire le voile dans les espaces publics, la candidate du RN veut également interdire le port de la barbe dite islamiste et de la djellaba. Marine Le Pen franchit ainsi un pas que les autres candidats n'ont pas franchit.