Les conséquences de la crise diplomatiques entre l'Algérie et l'Espagne commencent à se sentir sur les échanges économiques entre les deux pays. En effet, en raison de cette crise, la France reprend sa place d'exportateur de viandes rouges vers l'Algérie.

Cette information a été rapportée par le journal espagnol El Mundo, qui affirme que l'Algérie a remplacé ses importations dans le segment des viandes rouges, notamment animaux vivants et viandes congelées, dont l'Espagne était le premier fournisseur, par la France. Comme nous l'avons signalé dans nos précédentes éditions, cette mesure a été prise au début de l'année. Plusieurs opérateurs économiques espagnols avait alors interpellé leur gouvernement pour trouver une solution au blocage de leurs exportations vers l'Algérie. Le quotidien espagnol souligne que ce blocage est le troisième depuis le début de la crise entre l'Algérie et l'Espagne.

La France reprend sa place de premier fournisseur de viande à l'Algérie

Ainsi, de crise en crise, les partenaires se remplacent. En, 2019, l'Espagne avait pris la place de la France en raison d'une crise diplomatique entre l'Algérie et la France. Voilà que la France reprend sa place. En Espagne, plus de 25'000 animaux vivants ont été abattus à cause de cette décision. Près de 20'000 tonnes de viande congelée, issus de l'élevage bovin espagnol, n'arriveront plus en Algérie. « Ils ont cessé de le faire (importer la viande) en novembre 2021, 2 mois avant que le gouvernement d'Alger ne décide du blocage », indique le journal.

Il faut souligner que la crise diplomatique entre l'Algérie et l'Espagne, née du revirement de la position du gouvernement espagnol sur la question du Sahara occidental, a pris de l'ampleur.  L'Algérie a décidé de procéder à « la suspension du Traité d'amitié, de bon voisinage et de coopération » conclu le 8 octobre 2002 avec l'Espagne. Quelques heures après cette décision, les banques et les établissements financiers ont été saisis par l'Association professionnelle des banques et des établissements financiers (ABEF) pour geler les domiciliations bancaires des opérations commerciales en lien avec l'Espagne. Le gel demandé aux patrons des banques aurait débuté le jeudi 9 juin, selon la correspondance de l'ABEF. Cependant, l'ambassade d'Algérie auprès de l'union européenne a démenti cette information.