Depuis la normalisation des relations diplomatiques entre le Maroc et Israël, la coopération entre les deux pays ne cesse de prendre de l'ampleur, au grand dam des défenseurs de la cause palestinienne. Les deux gouvernements intensifient les visites et les projets de coopération. Le bal des ministres israéliens au Maroc continue donc avec la visite de la ministre israélienne de l’Intérieur, Ayelet Shaked, ce lundi 20 juin.

Cette visite de travail a pour principal objectif de capter la main-d'œuvre marocaine. Le cabinet de la ministre Ayelet Shaked a indiqué, dans un communiqué, qu’au cours de cette visite, elle devrait rencontrer diverses personnalités parmi lesquelles son homologue Abdelouafi Laftit, Nasser Bourita, le ministre des Affaires étrangères, ou encore le ministre de l’Économie et des Finances.

La ministre israélienne envisage de mener des discussions avec les autorités marocaines pour la signature d’un partenariat pouvant permettre aux Marocains, qui le désirent, de se rendre en Israël pour travailler dans les secteurs des BTP et de la santé. Des secteurs qui traversent une crise de main-d'œuvre en Israël. Les Marocains sont donc convoités par plusieurs pays qui manquent de main-d'œuvre.

Il faut dire que depuis la normalisation des relations entre le Maroc et Israël, sous l'impulsion des États-Unis, plusieurs accords ont été signés entre les deux pays. Les responsables israéliens et marocains ont intensifié les visites et les déclarations de bonnes intentions. Cependant, ces visites et actions ne font pas l'unanimité au Maroc. Le front de refus de la normalisation ne cesse de dénoncer les dérives du royaume chérifien. Récemment, de nombreuses personnalités et des organisations de la défense des droits humains ont dénoncé la célébration du jour de l'indépendance d'Israël au Maroc. Ces opposants à la normalisation ont rappelé qu'Israël est construite sur la négation du droit du peuple palestinien à avoir un État. Ces organisations et personnalités ont également qualifié la célébration de cet événement comme une provocation, notamment en raison de l'implication de l'Organisation sioniste mondiale (WZO).