Alors que les autorités espagnoles, par la voix du président du gouvernement Pedro Sánchez, ont félicité le travail des services de sécurité marocaine lors de la tentative de forcing réalisée par des milliers de migrants subsahariens à Melilla, les organisations de défense des droits humains ont dénoncé les méthodes violentes de ces mêmes services, qui ont conduit – selon elles – à la mort de plusieurs personnes.

Ainsi, si pour Pedro Sánchez, « la gendarmerie marocaine avait travaillé en coordination avec les forces de sécurité (espagnoles) pour repousser cet assaut si violent dont nous avons été témoins » et que « s'il y a un responsable de tout ce qui s'est produit à la frontière, c'est la mafia qui se livre au trafic d'êtres humains », les observateurs et défenseurs des droits humains ne sont pas de cet avis. En effet, après ce drame, plusieurs médias ont publié des vidéos montrant des corps de migrants entassés au sol et passés à tabac. Ces images, qui ont suscité une vague d’indignation, montrent effectivement  certains jeunes migrants agonisant au sol et d’autres corps apparemment sans vie.

Pendant cette tentative de traversée de la frontière, des migrants seraient décédés des suites de « chutes de grande hauteur » ou d'« affrontements » qui ont eu lieu à la clôture. Pour l’Association marocaine des droits de l’Homme (AMDH) de Nador, ces migrants ont été traités d'une manière « violente et inhumaine » par les policiers marocains. « Ils sont restés sans assistance sur place pendant des heures, ce qui a augmenté le nombre de morts », a indiqué l’association sur les réseaux sociaux, évaluant le nombre de migrants décédés à 27.

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Il faut souligner que depuis le 24 juin, les images de l'assaut donné par les migrants tournent en boucle sur les réseaux sociaux. Des heurts avaient éclaté avec les gardes-frontières alors que près de 2000 migrants ont tenté de s'introduire sur le territoire espagnol en prenant d'assaut une clôture. Un assaut qui a en plus de 27 morts, selon les ONG, et plus de 700 blessés.

Note : Nous avons choisi de ne pas diffuser les images de par leur contenu explicite et choquant.