La police espagnole a mis fin cette semaine aux agissements d'un réseau spécialisé dans le trafic de migrants. Un réseau dans lequel se trouvent 4 passeurs algériens accusés par la police de la ville de Murcie, dans le sud de l'Espagne, d'organiser des traversées pour les harraga par le biais du système de bateaux-taxis.

En effet, selon un communiqué de la police espagnole, ils sont quatre Algériens à avoir été appréhendés pour s'être adonnés au système de bateaux-taxis qui consiste à faire payer 5000 euros aux migrants clandestins pour organiser leur transport vers la côte espagnole, et ce, dans des « conditions dangereuses » et « sans aucune mesure de sécurité », selon les termes utilisés dans le communiqué de la police.

Lors de ces interpellations, qui ont eu lieu le mardi 12 juillet à Murcie à environ 80 kilomètres au sud-ouest de la ville balnéaire d'Alicante, les agents de la police ont saisi une embarcation de 6 mètres de long. Une embarcation qui dispose d'un poste de skipper, d'une barre tournante et d'un moteur de 150 chevaux.

Le réseau s'adonnait aussi au trafic de drogue

Et pour boucler la boucle, les policiers enquêteurs ont découvert, lors de leurs investigations, que le groupe criminel ne se contentait pas de faire traverser des harraga des côtes algériennes vers la rive nord de la Méditerranée. Ils ont découvert qu'il s'adonnait même au trafic de drogue. Sur ce point précis, la police de Murcie n'a pas été prolixe dans son communiqué.

Il faut dire que les arrestations liées aux traversées organisées ou facilitées par les trafiquants sont régulières en Espagne[1]Harraga : Un réseau algérien démantelé en Espagne. Qu'ils soient les responsables des réseaux de trafic ou les simples membres des réseaux. Comme cet Algérien de 25 ans arrêté le lundi 11 juillet à Almeria, plus au sud de la péninsule ibérique. Il avait conduit une embarcation d'Oran jusqu'en Espagne avec 9 personnes à bord, selon une radio espagnole, qui précise que la traversée a eu lieu exactement le 5 juillet dernier.