Une association a déposé plainte contre une société spécialisée dans le commerce d'animaux pour vente des moutons aux particuliers à l'occasion de l'Aïd el-Kébir en France. Il s'agit de l'association de défense des animaux L214, qui reproche à ladite entreprise « un mauvais traitement » de ces agneaux sacrifiés lors de la fête religieuse musulmane.

L'Aïd al-Adha est une fête religieuse musulmane marquée par le sacrifice de moutons. En France, un règlement a été mis en place pour éviter l'anarchie lors de la célébration. La loi stipule que « l'abattage des animaux est interdit en dehors d'un abattoir agréé ». Elle interdit également « le transport d'ovins et caprins, en dehors des éleveurs et sauf exception ».

Ayant constaté un non-respect de ces dispositions, l'association de défense des animaux L214 est montée au créneau et a déposé plainte contre la société ovine Flandres Artois (Sofa) à Dunkerque, dans le nord du pays. Celle-ci est accusée de « mauvais traitements à animaux commis par un professionnel » et de « complicité d’abattage d’animaux hors d’un établissement agréé », a indiqué l'association dans un communiqué publié le mercredi 3 août et cité par des sources médiatiques françaises.

Le parquet de Dunkerque, qui était destinataire de la plainte, a confirmé aux mêmes sources que L214 a poursuivi la société pour avoir « vendu et remis des moutons vivants aux particuliers » alors que « les moutons achetés par des particuliers doivent être envoyés dans un abattoir agréé pour y être tués le jour de l'Aïd ».

À lire aussi :  Le recteur de la grande mosquée de Paris apporte son soutien à Salman Rushdie

Un des gérants de l'entreprise mise en cause a affirmé qu’il n’était « pas interdit de vendre des moutons », et que, par ailleurs, « les 250 éleveurs du Nord vendent des moutons pour les mettre dans les jardins, les pâtures, etc. ». L'association, pour sa part, affirme avoir pris des images dans les locaux de la société Sofa, la veille de l'Aïd, attestant ses dires et ses accusations.