La diaspora algérienne en France se sent frustrée après la publication, le mercredi 10 août, du programme de vols additif d'Air Algérie. En effet, contre toute attente, la liste des nouvelles dessertes de la compagnie nationale algérienne ne comporte aucune nouvelle liaison avec la France.

Le ministère des Transports a publié, le mercredi 10 août, le programme de vols supplémentaire de la compagnie arienne Air Algérie. Une dizaine de nouvelles dessertes vers plusieurs destinations tant en Europe qu'en Afrique et au Moyen-Orient ont été ajoutées.

Mais force est de constater que le programme additif d'Air Algérie ne comporte aucune nouvelle route vers la France. Cela n'a pas été du goût de la diaspora algérienne dans ce pays. Il est vrai que le programme de la compagnie aérienne algérienne de et vers la France est déjà étoffé, mais le nombre de dessertes s'est avéré insuffisant pendant cet été et reste inférieur au programme prépandémie de covid-19. D'ailleurs, le prix des billets s'est envolé et les responsables d'Air Algérie citent justement ce manque d'offre et la grande demande pour justifier les tarifs exorbitants que pratique la compagnie de transport nationale[1]Air Algérie ne baissera pas ses prix cet été.

Pour quand une liaison vers Metz et Bordeaux

La France abrite une communauté algérienne très importante. Des voix ne cessaient de s'élever depuis quelques semaines pour augmenter le nombre de vols vers ce pays afin d'absorber la demande et contribuer à la baisse des prix des billets. Des ressortissants algériens ont exprimé leurs vœux de voir Air Algérie atterrir dans de nouveaux aéroports de l'Hexagone – autres que ceux desservis actuellement.

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« Vivement la desserte des aéroports de Metz et Bordeaux », avait écrit il y a quelques jours le député de m'émigration Abdelouahab Yagoubi sur sa page Facebook. Le parlementaire a également souhaité « l’ouverture des aéroports de Chlef, Sétif, Biskra, Batna et El-Oued ». Il s'agit d'une revendication de la communauté algérienne se trouvant en France d'une manière générale ; une revendication que les autorités algériennes sont appelées à prendre en charge pour mettre fin au calvaire de ces citoyens algériens et amener les prix des billets à un niveau « normal ».