Le trafic aérien s’améliore de plus en plus, après une période de graves turbulences causées par la crise sanitaire liée au Covid-19. En août, le nombre de vols en Europe a atteint 71 % de celui de l’année 2019, soit avant l’avènement de la pandémie de coronavirus qui a fait des millions de morts dans le monde.

Selon le directeur général d’Eurocontrol (Organisation européenne pour la sécurité de la navigation aérienne), Eamonn Brennan, il y a eu une nette amélioration comparativement à juillet. Les chiffres du mois d’août représentent un trafic au-delà des prévisions les plus optimistes.

« Le trafic aérien en août a poursuivi son amélioration pour atteindre 71 % du niveau de 2019, légèrement meilleur que notre scénario le plus positif », a en effet affirmé le patron d’Eurocontrol dans un tweet publié le 1er septembre. Le Directeur général d’Eurocontrol se montre satisfait des résultats du mois d’août. Dans le même tweet, il fait savoir sans détour que « c’est un bon résultat ». Il ne manquera pas de dire son espoir que le trafic aérien « va continuer à s’améliorer ».

Progression du traffic aérien en Europe, comparée aux scénarios prévus par Eurocontrol en juin 2021.

Graphique : 1er septembre 2021. Progression du traffic aérien en Europe, comparée aux scénarios prévus par Eurocontrol en juin 2021.

La reprise du traffic aérien en Europe dépasse les espoirs des organismes spécialisés

Il importe de relever que le trafic a aérien a atteint, en juillet 2021, 65 % du niveau de 2019, soit 6 points de moins que le mois d’août de cette année. Il faut dire que l’amélioration du trafic aérien durant cet été 2021 est notable par rapport à l’été 2020, qui a enregistré 45 % du niveau de l’année précédente.

Il faut cependant préciser que cette amélioration est expliquée par le développement du trafic aérien entre pays européens. Cela, à la faveur des campagnes de vaccination et de la mise en place du pass sanitaire européen. C’est ce qui a permis les voyages intra-européens. Mais ce n’est pas encore le cas pour le trafic long-courrier, qui reste encore faible en raison du maintien par différents gouvernements de la fermeture des frontières.