Ils croyaient trouver l’Eldorado en France, mais aujourd’hui beaucoup d’immigrés clandestins algériens se retrouvent à errer dans les rues des villes de l’Hexagone. La plupart d’entre eux sont sans travail et ne savent plus quoi faire, surtout qu’ils se sentent également délaissés par les autorités de leur pays d’origine.


Face au calvaire que vivent des milliers de sans-papiers algériens en France, un député de l’émigration à l’Assemblée populaire nationale (APN) a lancé, jeudi 9 septembre, un appel en direction des autorités algériennes afin de venir en aide à ses laissés-pour-compte.

En effet, le député de l’émigration et membre de la commission des affaires étrangères à l’APN, Abdelouahab Yagoubi, a rencontré des sans-papiers algériens en France « privés » également de leurs documents d’identité algérienne.

Des sans-papiers en France se voient refuser le droit d’obtenir des documents d’identité algériens

« Ils souffrent de se voir refuser le droit d’obtenir des documents d’identité algériens sous prétexte de situation irrégulière, contrairement aux migrants d’autres nationalités qui obtiennent facilement leurs passeports sans exiger la régularisation de leur statut dans les pays de résidence », a-t-il expliqué sur sa page Facebook.

Privés de leurs pièces d’identité en France, ces jeunes migrants algériens ne peuvent « jouir de leurs droits minimaux, comme ouvrir un compte bancaire pour percevoir leurs salaires, ou signer un contrat de mariage ou de garantie », a-t-il mentionné.

« Cette situation engendre l’isolement et l’exploitation des sans-papiers algériens »

Et d’ajouter que « cette situation engendre l’isolement et l’exploitation avide des sans-papiers par certaines parties  en France ». En effet, bien que ces migrants n’aient pas de documents les autorisant à travailler, les sans-papiers sont couramment employés par des sociétés qui méconnaissent ou font mine de méconnaître leur situation administrative.

Le député a révélé avoir soulevé la question des ces migrants sans-papiers aux autorités algériennes afin de « trouver une solution à leur situation » qui ne repose selon lui sur « aucun fondement législatif ou juridique explicite ».