De nombreux pays de l’Union européenne (UE) font face, ces derniers mois, à un flux migratoire sans précédent en provenance du Moyen-Orient, du Maghreb et des pays subsahariens. Une situation qui a poussé plusieurs Etats de l’UE à mettre en place des mesures radicales afin de contenir ce flux migratoire.

C’est le cas de la Pologne qui compte construire un mur pour empêcher les migrants de franchir sa frontière avec le Bélarus, selon un projet de loi débattu mercredi 13 octobre au Parlement, rapporte l’AFP. Le gouvernement polonais justifie ce projet  par « la hausse du nombre de tentatives de franchir la frontière », selon la même source.

Le texte stipule que « personne ne pourra approcher le mur à moins de 200 mètres », précise-t-on. Depuis le mois d’août, des milliers de migrants, pour la plupart originaires du Moyen-Orient et d’Afrique, ont tenté de franchir la frontière polonaise depuis le Bélarus, selon l’AFP. Devant cette situation, la Pologne a réagi en dépêchant des milliers de soldats à la frontière, en y instaurant l’état d’urgence et en construisant une clôture de barbelés.

La Pologne fait face à un flux migratoire sans précédent

La Pologne est l’un des douze États qui, la semaine dernière, ont demandé à l’Union européenne de financer des «barrières» frontalières pour empêcher les migrants d’entrer sur le territoire de l’UE.

En effet, dans une lettre conjointe, les ministres de l’Intérieur de l’Autriche, la Bulgarie, Chypre, la République tchèque, le Danemark, l’Estonie, la Grèce, la Hongrie, la Lituanie, la Lettonie, la Pologne et la Slovaquie ont adressé, le 8 octobre, une demande de financement à l’UE pour construire des barrières à leurs frontières pour empêcher les migrants de pénétrer sur leur sol.

Le projet du mur à la frontière polonaise critiqué par des ONG

Toutefois, le projet du mur que la Pologne va construire, a été aussitôt critiqué par des organisations non gouvernementales (ONG) qui accusent le pouvoir polonais de réagir de manière brutale et qui l’ont mis en garde contre une possible «catastrophe humanitaire», en raison notamment des conditions de vie des migrants bloqués dans les bois et les marécages à la frontière, selon l’AFP.