Face aux flux migratoires enregistrĂ©s ces derniers mois, certains pays de l’Union europĂ©enne (UE) ont suggĂ©rĂ© rĂ©cemment de construire des murs Ă  leurs frontiĂšres pour empĂȘcher la rentrĂ©e des migrants sur leurs territoires. Pour cela, les pays en question ont rĂ©clamĂ© Ă  Bruxelles de l’argent pour financer ce projet controversĂ©.

En effet douze États de l’Union europĂ©enne ont demandĂ©, le 8 octobre Ă  Bruxelles, siĂšge de l’UE, de financer la construction de barriĂšres Ă  leurs frontiĂšres, rapportait l'AFP. « L’objectif de cette mesure radicale est d’empĂȘcher les arrivĂ©es de migrants », prĂ©cise-t-on. Les États qui ont signĂ© cette demande sont : l’Autriche, la Bulgarie, Chypre, la RĂ©publique tchĂšque, le Danemark, l’Estonie, la GrĂšce, la Hongrie, la Lituanie, la Lettonie, la Pologne et la Slovaquie.

« Il n'y aura pas de financement de barbelĂ©s et de murs » aux frontiĂšres de l’UE

Les ministres des douze pays jugent qu'« une barriĂšre physique apparaĂźt comme une mesure de protection des frontiĂšres efficace, qui sert les intĂ©rĂȘts de l’ensemble de l’UE, pas seulement les États membres en premiĂšre ligne ». Ils soulignent que « la surveillance des frontiĂšres n’empĂȘche pas les tentatives de passage illĂ©gal », dans leur courrier envoyĂ© Ă©galement au vice-prĂ©sident de la Commission de l’UE, Margaritis Schinas.

Une dolĂ©ance qui a reçu un refus catĂ©gorique, de la part de l’UE. En effet elle ne financera pas « de barbelĂ©s et de murs » aux frontiĂšres pour empĂȘcher les arrivĂ©es de migrants, comme rĂ©clamĂ© par douze pays de l’UE, a dĂ©clarĂ© vendredi 22 octobre la prĂ©sidente de la Commission europĂ©enne Ursula von der Leyen, citĂ©e par l’AFP. « J'ai Ă©tĂ© trĂšs claire sur le fait qu'il y a une position commune de longue date de la Commission et du Parlement europĂ©en sur le fait qu'il n'y aura pas de financement de barbelĂ©s et de murs », a prĂ©cisĂ© la cheffe du Conseil europĂ©en, Ă  l'issue d'un sommet des 27 États membres de l’UE Ă  Bruxelles oĂč la question a Ă©tĂ© discutĂ©e.