Après une relative accalmie en raison de la météo, le phénomène de l'immigration clandestine reprend de plus belle. Les Algériens continuent de quitter le pays clandestinement dans des embarcations de fortune malgré les dangers que cela comporte. Plusieurs embarcations disparaissent en mer. C'est ce qui a été signalé ces derniers jours.

En effet selon le centre international pour l’identification des migrants disparus, basé à Grenade en Andalousie ,7 embarcations parties des côtes algériennes (Oran, Mostaganem, Tipaza, Boumerdès, Dellys) mercredi, dimanche et lundi, étaient portées disparues.

Ainsi, le phénomène de la harga continue à apporter son lot de mauvaises nouvelles pour les Algériens. Les 7 embarcations de fortune à bord desquelles se trouvaient 150 personnes, dont 8 femmes au moins, étaient signalées comme étant à la dérive, selon la même source. Le 21 décembre, l’organisation non gouvernementale ibérique qui avait signalé les positions des embarcations en difficulté et a indiqué que grâce aux services maritimes de la garde civile espagnole, 16 harraga ont été secourus et transférés au port de Carthagène où ils ont bénéficié de soins médicaux. Les autres disparus n'ont pas encore été retrouvés. Pour l'instant aucune nouvelle n'a été donnée sur leur sort.

Il faut souligner que les tentatives d’immigration clandestine, notamment vers l’Espagne, ont repris de plus belle depuis une semaine, comme en témoignent les arrivées d’embarcations en provenance, notamment, des côtes centre et ouest de l'Algérie. Jeunes et moins jeunes, des deux sexes, sont en effet tentés. La méditerranée est devenue un cimetière pour les uns et une passerelle vers de nouveaux horizons pour les plus chanceux. Depuis deux ans, le phénomène de la migration clandestine a pris une dimension effarante en Algérie.