De nombreux faits rapportés par les médias français illustrent l’ampleur du phénomène du racisme au sein des institutions françaises, notamment la Police nationale. En septembre dernier, dix policiers de la brigade anticriminalité de nuit de Nancy ont été jugés dans une affaire de propos racistes et de harcèlement moral envers leurs collègues de la même brigade.

Le racisme de plus en plus fréquent au sein de la Police française

Un agent de police, dénommé Said. B, a été traité de « bico » et de « bougnoule » par certains de ses collègues et a été la cible d’injures racistes et d'accusations récurrentes d’incompétences sur un groupe de messagerie privée. En outre, ses collègues refusaient de lui serrer la main et de lui adresser la parole. Avant Saïd B., au moins 3 autres fonctionnaires ont fait les frais du « climat de haine » entretenu par les 10 policiers cités à comparaître devant le tribunal.

L’autre affaire similaire impliquant des policiers et qui avait fait la Une des médias français a été jugée ce jeudi 6 janvier par le tribunal de Bobigny à Paris. Un procès durant lequel 6 policiers ont comparu pour des violences et des injures racistes lors de l’interpellation d’un ressortissant égyptien impliqué dans une affaire de cambriolage.

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6 policiers condamnés à la prison pour racisme sur un Égyptien

Les faits remontent à avril 2020 lorsque des policiers sont intervenus dans le cadre d’un cambriolage sur un chantier à Gennevilliers, relate Le Parisien. Lorsque les policiers sont arrivés sur place, les cambrioleurs se sont enfuis en voiture jusqu’aux berges de Seine. L’un des occupants du véhicule, de nationalité égyptienne, avait alors sauté dans le fleuve. C’est à ce moment-là que l’échange raciste avait eu lieu entre les deux policiers, selon la même source.

« Un bicot comme ça, ça nage pas », avait avancé le premier policier en regardant le ressortissant égyptien dans l’eau de la Seine. « Ça coule, tu aurais dû lui accrocher un boulet au pied », avait répondu le second, rapporte Le Parisien. Le policier auteur des premiers propos a été condamné, ce jeudi 6 janvier par le tribunal de Bobigny, à 6 mois de prison avec sursis. Quatre de ses collègues ont été condamnés à 12 mois dont 6 mois ferme.