En plus de ses conséquences désastreuses sur la santé, le coronavirus menace sérieusement l’économie mondiale. Une économie qui vit au rythme des vagues du Covid. Chaque nouvelle vague calme les ardeurs des spécialistes les plus optimistes. En effet ,une étude élaborée par l’Organisation des Nations unies (ONU) sur les perspectives de l’économie mondiale (WESP) constate que « malgré un rebond en 2021, la reprise économique mondiale s’essouffle et les projections à deux ans laissent entrevoir de légers reculs avec des perspectives difficiles ».

Ainsi, selon cette étude l’économie mondiale a encore du mal à se redresser. La crise sanitaire continue d'impacter négativement la relance économique mondiale et accentue les inégalités et la pauvreté dans le monde. « Le moment est venu de combler les écarts d’inégalités, tant au sein des pays, qu’entre eux. Si nous travaillons de manière solidaire, comme une seule famille, nous pouvons faire de 2022 une année de véritable reprise pour les personnes et les économies », préconise le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, à l’occasion de la publication de ce nouveau rapport. Cependant, selon les prévisions de l’ONU, les nouvelles vagues d’infections au Covid-19 ainsi que les difficultés persistantes sur le marché du travail, et les problèmes récurrents de chaînes d’approvisionnement et les pressions inflationnistes croissantes sont les principales raisons du ralentissement de l'économie mondiale.

Économie mondiale : La croissance a ralenti à la fin de 2021

« Malgré une solide amélioration des performances économiques au cours de l’année écoulée, sous l’effet de dépenses de consommation élevées et d’un certain rebond des investissements, ainsi que d’échanges de marchandises dépassant les niveaux antérieurs à la pandémie, la croissance a considérablement ralenti à la fin 2021, en particulier en Chine, aux États-Unis et dans l’Union européenne », précise le WESP 2022, ce rapport impute ce ralentissement à la phase finale des plans de relance économique et budgétaire, ainsi qu’à des perturbations majeures dans les chaînes d’approvisionnement. Pour relancer cette économie en panne, le rapport onusien appelle à des mesures politiques et financières mieux ciblées et coordonnées en cette période de reprise mondiale « fragile et inégale »« Une reprise inclusive et durable de l’économie mondiale ne peut être atteinte sans une approche mondiale coordonnée et soutenue pour arrêter le Covid-19, dont l’accès universel aux vaccins », souligne Liu Zhenmin, chef du département des affaires économiques et sociales de l’ONU.

Cependant, le rapport signale une nette amélioration en Afrique. Dans ce continent le niveau de croissance passera de 3,8 % en 2021 à 4 % en 2022, et ce, grâce à l’augmentation du niveau des investissements ainsi qu’une forte augmentation des exportations et des prix des matières premières, dont les hydrocarbures. Ce qui « permet aux exportateurs africains de produits de base de disposer d’une certaine marge de manœuvre budgétaire, alors qu’ils ont été frappés par la chute des prix des matières premières ces dernières années », indique la même étude.

L’Algérie sera-t-elle touchée par le ralentissement que subit l'économie mondiale ?

L’Algérie, dont l'économie est tributaire des prix du pétrole, sera relativement épargnée par le ralentissement de l'économie mondiale. En effet, dans le contexte actuel, l’Algérie bénéficie de la hausse des prix du pétrole qui alimente ses recettes. Le pays connait également une baisse significative des factures d'importation ce qui allège ses dépenses et lui permet d'atteindre un équilibre macro-économique. Cependant, le pays ne sera pas épargné par la tendance inflationniste mondiale. Étant un pays importateur de produits de large consommation le pays subira la hausse des prix sur les marchés mondiaux notamment en sachant que la valeur du dinar est en nette régression.