Alors que le conflit en Ukraine s'enlise, les prix des hydrocarbures s'envolent. En effet, les cours du brut ont atteint de nouveaux sommets, aujourd'hui 2 mars, franchissant la barre des 110 dollars sur les marché mondiaux.

L’intensification des attaques russes contre les grandes villes ukrainiennes – notamment la capitale Kiev – a propulsé le baril de Brent à 111,78 dollars. Un prix jamais atteint depuis 7 ans. Cette hausse parvient en dépit des décision des pays membres de l’AIE (Agence internationale de l’Énergie) de puiser 60 millions de barils dans leurs stocks stratégiques afin de tenter d’enrayer la flambée des cours.

Les pays consommateurs, très impactés par cette hausse des pris, espèrent une décision forte des membres de l'OPEP. Cette organisation des pays producteurs, qui compte la Russie parmi ses rangs, doit statuer sur ses quotas de production. Cependant, une hausse de production ne serait pas à l’ordre du jour, selon les analystes, qui estiment que l'organisation ne va pas chambouler son programme.

Il faut dire que cette hausse est partie pour durer, surtout en raison des sanctions occidentales contre la Russie. Effectivement, les occidentaux ont décidé de couper l’accès de 7 banques russes au système de paiement international SWIFT, tout en épargnant la filiale bancaire de Gazprom. Sberbank a, quant à elle, décidé de quitter le marché européen en raison d’importants retraits dans ses filiales en Europe. D'un autre côté, aux États-Unis, ExxonMobil a annoncé qu’il mettrait fin à ses activités dans le gaz et le pétrole en Russie, tandis qu’Apple, Intel, AMD et d'autres constructeurs ont décidé de suspendre la vente de leurs produits dans le pays. Ces sanctions accentuent la pression sur les hydrocarbures et font grimper les prix dans un contexte où le conflit s'enlise en Ukraine et à fur et à mesure que l'espoir d'un cessez-le-feu s’éloigne.