Le gaz algérien coulera désormais à flots en Italie. Une importante convention de l'ordre de 4 milliards de dollars a été annoncée ce lundi 18 juillet par le chef de l'État Abdelmadjid Tebboune lors de la conférence de presse animée conjointement avec le Premier ministre italien, en visite en Algérie.

Le Premier ministre italien Mario Draghi a effectué une visite en Algérie ce lundi 18 juillet. Ce dernier, à la tête d'une importante délégation ministérielle, a été reçu par le chef de l'État Abdelmadjid Tebboune[1]Le Premier ministre italien à Alger : Le gaz algérien au menu.

Les deux hommes ont par la suite coprésidé les travaux du quatrième sommet entre les gouvernements algérien et italien. Les deux parties ont signé plusieurs conventions et accords dans différents domaines, ce qui en dit long sur les relations qui lient les deux pays, ont expliqué le locataire d'El Mouradia et son hôte lors de la traditionnelle conférence de presse tenue à l'issue de leur entretien.

Gaz algérien : Un contrat gagnant-gagnant avec l'Italie ?

Abdelmadjid Tebboune a par ailleurs annoncé une importante convention qui sera signée ce mardi, concernant l'alimentation de l'Italie en gaz naturel. De l'ordre de 4 milliards de dollars, celle-ci permettra une arrivée de grandes quantités de gaz en Italie, explique le chef de l'État.

« Dans le domaine de l’énergie, un accord important sera signé demain entre Occidental, ENI et TOTAL, d’un montant de 4 milliards de dollars, ce qui permettra de fournir à l’Italie de très grandes quantités de gaz naturel », a déclaré le chef de l'État Abdelmadjid Tebboune.

Cette convention s'ajoutera à un précédent accord, qui consiste en l'augmentation de 4 milliards de mètres cubes supplémentaires de gaz desservi à l'Italie[2]L'Italie aurait obtenu une hausse significative des exportations de gaz algérien. Cette quantité sera livrée par Sonatrach à ENI et à ses partenaires italiens à partir de la semaine prochaine. Ainsi, ce nouveau contrat pourra permettre à l'Italie de se mettre à l'abri des menaces de la crise énergétique qui plane sur le vieux continent depuis le début du conflit russo-ukrainien. Et bien entendu, cette convention permettra à l'Algérie de renflouer ses caisses.