Le variant Delta, identifié pour la première fois en Inde, est désormais responsable de 92 % des infections en Algérie. C'est ce qu'a indiqué le professeur Fawzi Derrar, Directeur général de l’Institut Pasteur d'Algérie.

En Algérie, le variant Delta a été détecté en début mai, lorsque l’institut Pasteur avait annoncé la détection « pour la première fois de 6 cas du variant indien (B.1.617) dans la wilaya de Tipaza ». Trois mois plus tard, ce variant s'est imposé face aux autres variants qui étaient présents en Algérie, à l'image du variant britannique et nigérian.

Intervenant, ce lundi 9 août sur les ondes de la radio nationale, le directeur de l’Institut Pasteur d'Algérie Fawzi Derrar a indiqué qu' « actuellement en Algérie, nous avons 92 % des contaminations qui sont dues au variant Delta ». Et d'ajouter qu'« on se rapproche du taux de 100 % et cela n'est pas surprenant », a-t-il souligné en donnant l'exemple des « pays européens où on est arrivé très vite à 90 % des cas » contaminés par le variant Delta.

En Algérie, il faut surveiller l'entrée d'autres variants

En juillet dernier, l'Institut Pasteur d'Algérie a constaté qu'« une accélération de l’activité du variant Delta a été enregistrée, à partir de la 1re semaine de juillet », ajoutant qu'« au 15 juillet, le variant Delta a supplanté tous les autres variants circulant jusque-là, représentant 71 % des virus circulants ». L'IPA avait d'ailleurs prévu « un taux supérieur à 90 % dans les semaines à venir ». Ce qui a évidemment été le cas.

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La priorité désormais serait, selon Fawzi Derrar, d'éviter l'introduction des autres variants en Algérie, à l'image du Delta +, et du variant colombien. Pour lui, « il faut avoir une capacité de dépistage qui permettra de repérer tous les variants introduits pour pouvoir faire des analyses ».