Cherté des billets d'Air Algérie : Vers l'ouverture d'une enquête ?

Un député de l'émigration est monté au créneau, le lundi 9 aout 2021, pour dénoncer les prix des billets d'avion appliqués par la compagnie aérienne algérienne Air Algérie. Il s'agit d'Abdelouahab Yagoubi qui, dans une publication partagée sur sa page Facebook, a jugé ces prix exorbitants et a demandé une commission d'enquête sur ce dossier. 

« Les Algériens sont toujours en otage entre les mains des bandes qui dominent la politique du trafic aérien et qui imposent des prix exorbitants aux voyageurs comme bon leur semble, loin des règles de l’économie du marché qui garantissent la liberté de la concurrence, la qualité des services et des prix raisonnables », a écrit le député Abdelouahab Yagoubi.

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Pour appuyer ses dires Yagoubi n'a pas hésité a comparé les prix de billets pratiqués en Tunisie et au Maroc à ceux d'Air Algérie. « Actuellement, le prix du billet Paris – Alger (pour les chanceux qui ont pu le trouver) coûte 470 euros tandis que le Paris – Tunis n’atteint pas 68 euros et celui de Paris – Rabat ne dépasse les 110 euros ».

Prix des billets d'avion d'Air Algérie : Une commission d'enquête réclamée

Pour lui, les pouvoirs publics ne doivent pas rester les bras croisés devant cet état de fait et leur demande de réagir. Il réclame en somme « la création d’une commission d’enquête parlementaire pour ouvrir ce dossier en toute transparence dans les plus brefs délais et interroger le responsable de ce secteur durant le débat sur le plan du gouvernement prévu en septembre ».

Il faut dire que ce dossier relatif à la billetterie au sein de la compagnie aérienne Air Algérie a fait couler beaucoup d'ancre et de salive depuis l'ouverture partielle des frontières algériennes intervenue le 1er juin dernier.

Sa gestion a été dénoncée par la communauté algérienne établie dans les différents pays étrangers. Des parlementaires et hommes politiques algériens ont également critiqué cette situation. Le sénateur Abdelouahab Benzaïm a estimé il y a quelques jours que « le service public dans l'entreprise a pris fin » et Air Algérie est devenue « l'entreprise privée du directeur général ». « Où est la transparence ? Où est le service public ? Où est le contrôle du gouvernement sur cette entreprise ? Combien de temps cette situation va-t-elle durer ? ».

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