Le président de l'Agence nationale de la Sécurité sanitaire, Pr Kamel Senhadji, a indiqué ce lundi 30 août que le choix des pays européens de ne pas reconnaitre certains vaccins anti-covid appliqués en Algérie était « une question d'ordre stratégique, politique et commercial ».

« Mis à part l'AstraZeneca, les autres vaccins qui existent en Algérie ne sont pas reconnus par l'Union européenne, mais le sont par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) », a affirmé le professeur Kamel Senhadji dans un entretien accordé ce lundi au média électronique TSA.

Une situation peu avantageuse pour les Algériens vaccinés avec les vaccins chinois Sinovac ou russe Spoutnik V, et voulant voyager vers des pays de l'espace Schengen. « Pour les voyages, les pays sont souverains et autonomes de décider des particularités d’entrée sur leur territoire. Mais on voit bien que c’est plutôt une question d’ordre stratégique, politique et commercial », a déploré le Pr Kamel Senhadji.

Pour Kamel Sanhadji, « l'UE va finir par reconnaitre ces vaccins »

Pour le spécialiste, il s'agit d'une question de temps pour que les pays européens finissent par accepter les vaccins susmentionnés. « Je pense que ces vaccins vont à moyen terme être reconnus par l’UE », a-t-il affirmé. Avant d'expliquer que la stratégie de ces pays « est de laisser les vaccins européens et autres se commercialiser un peu plus dans le temps, et quand ils seront bien placés sur le marché, il y aura les autorisations pour les autres vaccins ». En tous les cas, le président de l'Agence nationale de la Sécurité sanitaire juge qu'il « est dans l’intérêt de tous que la vaccination touche tous les pays, sinon on assistera à un retour de manivelle ».

Évoquant la cadence de vaccination en Algérie, le professeur Kamel Senhadji a estimé qu'elle est « un peu plus intéressante, en particulier pendant ce mois d’août ». À cet effet, il a indiqué que le nombre de personnes vaccinées a atteint « à peu près 6 millions de personnes ».