Alors que la FIFA envisage de révolutionner la Coupe du Monde de football en voulant ramener sa tenue chaque deux ans au lieu de quatre actuellement, voilà que l’instance footballistique, par la voix de son président Gianni Infantino, a mis en place un projet pour le moins inattendu ; celui de voir le Mondial FIFA-2030, co-organisé par deux pays : Israël et les Émirats arabes unis.  

En visite le 13 octobre en Israël à l'occasion d'un colloque tenue à Jérusalem, le président de la FIFA Gianni Infantino a discuté avec le Premier ministre israélien sur la possibilité d'accueillir la Coupe du Monde de 2030 avec les Émirats arabes unis.

La FIFA en discussion avec Israël pour l’organisation du Mondial 2030 avec les Émirats arabes unis

En effet, le Premier ministre israélien Naftali Bennett a indiqué le 13 octobre dans un communiqué que Gianni Infantino, le président de la FIFA, avait « lancé l'idée qu'Israël puisse accueillir la Coupe du Monde 2030 avec d'autres pays de la région menés par les Émirats arabes unis ».

« Je pense que co-organiser est l'avenir et donc pourquoi ne pas en rêver et y penser, que ce soit au niveau senior, junior, pour les hommes ou les femmes, parce que la Coupe du Monde de la FIFA a cette magie unique de rassembler et d'unir les gens », a, de son côté, répondu Gianni Infantino. Ce dernier s'exprimait lors d'un colloque organisé par le Jérusalem Post, et a rappelé « l'accord historique » conclu entre la Fédération israélienne de football et la fédération des Émirats arabes unis, indique un communiqué de la FIFA.

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Le projet d'une Coupe du Monde co-organisée par Israël et les Émirats va-t-il se réaliser ?

Toutefois, pour de nombreux observateurs, l’idée de voir Israël organiser un tel événement sportif, même en compagnie d’un pays arabe, comme co-organisateur, est loin de faire l’unanimité, pour des raisons strictement politiques. De nombreux pays, membres de la FIFA, notamment au Proche-Orient et en Afrique, à l’image de l’Algérie, n’entretiennent aucune relation, y compris dans le domaine sportif, avec Israël, en raison du conflit palestinien.

Une situation qui fait que dans le cas où la FIFA choisirait Israël pour l’organisation d’une Coupe du Monde de football, le risque de voir la naissance d’une campagne de boycott de l’événement par plusieurs États ne sera pas à écarter. Toutefois, pour d’autres observateurs, le fait qu’Israël ait déjà renoué des relations diplomatiques avec plusieurs États, à l’instar du Maroc, le Soudan, le Bahreïn et les Émirats arabes unis, est un atout non négligeable pour voir cet État voisin de la Palestine recevoir des appuis pour sa candidature à l’organisation d’un tel événement planétaire.