À l’instar de nombreux autres pays, l’Algérie fait face actuellement à une hausse du nombre de contaminés au Covid-19, tout en étant sous la menace de la propagation du nouveau variant Omicron. Une situation qui fait craindre le recours, à nouveau, des autorités à la fermeture des frontières et à un retour au confinement.

De nombreux pays ont déjà opté pour des mesures radicales, à savoir la fermeture totale de leurs frontières, comme c'est le cas au Maroc, qui a décidé la semaine passée de procéder à la suspension des vols et des liaisons maritimes pour une durée de deux semaines. D’autres pays comme la France ont opté pour un durcissement des contrôles aux frontières pour les voyageurs étrangers.

L’Algérie va-t-elle recourir à des mesures de restrictions radicales face au variant Omicron ?

La menace du nouveau variant Omicron, réputé par sa vitesse de propagation, a fait que de nombreux pays ont pris des mesures pour se prémunir contre une déferlante du virus Covid-19, même si l’OMS n’a pas d'information sur la dangerosité ou d’un éventuel décès lié au nouveau variant. « Je n'ai vu aucune information rapportant des décès liés à Omicron », a déclaré le 3 décembre le porte-parole de l’OMS, Christian Lindmeier, lors d'un point de presse à Genève.

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La situation épidémiologique à travers le monde fait que l’Algérie n’est pas à l’abri de l’arrivée du nouveau variant, détectée déjà dans une quarantaine de pays. Le variant est déjà arrivé aux frontières algériennes, suite à l’annonce des autorités tunisiennes de la détection d’un premier cas enregistré le 3 décembre. Le directeur de l’Institut pasteur d’Alger (IPA), Fawzi Derrar, a fait état ce samedi 4 décembre d’une dizaine de cas suspects de ce variant, ce qui fait dire à de nombreux spécialistes que l’arrivée d’Omicron en Algérie est une question de jours.

Voici la réponse du ministre de la Santé sur la question de « la fermeture totale » des frontières

Devant cette situation, le ministre de la Santé s’est exprimé, ce samedi 4 décembre, sur la question des mesures que prendront les autorités algériennes face aux menaces du nouveau variant, mais aussi devant la hausse des nouveaux contaminés au Covid-19, enregistrés ces dernières semaines en Algérie. « Pour le moment, on ne réfléchit à aucune fermeture totale », affirme Abderahmane Benbouzid.

Concernant les mesures radicales, c'est-à-dire la fermeture des frontières et un retour au confinement sanitaire, le ministre de la Santé a balayé d’un revers de la main toute intention du gouvernement, dans l’état actuel des choses, d’y recourir. « Pour le moment il n’est pas question de procéder à la fermeture totale sauf en cas d’une catastrophe », affirme le ministre.

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Abderahamne Benbouzid a justifié le non-recours des autorités à des mesures radicales par les « l’inexistence jusque là  de données sur tout ce qui se dit à propos du variant Omicron ». « La peur de l’arrivée d’un nouveau variant est une chose ordinaire, mais on n’a pas encore de preuves sur la dangerosité du variant Omicron », ajoute-t-il, non sans reconnaître que « le taux de vaccination est très faible en Algérie » d’où son appel aux citoyens à « se faire vacciner ».