Le continent africain continue d'être un enjeu majeur dans les luttes d'influences des grandes puissances mondiales. L'Afrique attire par son énorme potentiel économique et surtout pour ses richesses. En effet, réagissant au projet chinois de la nouvelle route de la soie, l'union européenne a décidé d'investir des sommes colossales en Afrique.

L'Union européenne a dévoilé les détails d'un plan d'investissement mondial de 340 milliards de dollars US, qu'elle a décrit comme une « véritable alternative » à l'initiative chinoise Belt and Road, également connue sous le nom de Nouvelle route de la soie.

Ainsi, l'influence chinoise en Afrique fait craindre la perte d'influence de l'Europe sur ses anciennes colonies. L'Union européenne qui accuse la Chine de laisser certains pays du continent africain crouler sous les dettes et veut offrir une nouvelle alternative.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a déclaré que le système Global Gateway devrait devenir une marque de confiance. Elle a souligné que  les pays ont besoin de « partenaires fiables » pour concevoir des projets durables.

L'UE étudie actuellement la manière dont elle pourrait lever des milliards d'euros auprès de ses États membres, des institutions financières et du secteur privé sous forme de garanties ou de prêts, plutôt que de subventions.

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Ursula von der Leyen affirme que l'UE veut montrer qu'une approche différente et démocratique peut se traduire par des projets axés sur la lutte contre le changement climatique, ainsi que sur la sécurité sanitaire mondiale et des projets de développement durable pour les pays africains en développement.

« Lorsqu'il s'agit de préférences d'investissement, les options qui existent sont trop souvent présentées en petits caractères, ce qui implique de grandes conséquences, qu'elles soient financières, politiques ou également sociales », ajoute la présidente de la Commission européenne.

De son côté Andrew Small, chargé de recherche transatlantique au German Marshall Fund, a déclaré à la BBC que cette initiative constitue « le premier effort sérieux de la part de l'Europe pour mettre en place des paquets et examiner les mécanismes de financement, afin que les pays qui envisagent d'emprunter à la Chine aient une alternative ».

Un autre diplomate européenne a affirmé que « c'est un bon signe qu'enfin, l'Europe exerce son influence dans cette région. C'est un intérêt commun que nous partageons avec nos amis transatlantiques aux États-Unis et au Royaume-Uni ».

La Chine à la conquête de l'Afrique

Par ailleurs, les Chinois ne sont pas restés bras croisés. Dans un rapport publié le mois dernier, l'ambassadeur de la Chine auprès de l'UE, Zhang Ming, a déclaré que Pékin accueillait favorablement la stratégie Global Gateway si elle était une initiative ouverte et pouvait « aider les pays en développement ».

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Cependant, il a averti que « toute tentative de transformer les projets d'infrastructures en un outil géopolitique ne répondrait pas aux attentes de la communauté internationale et affecterait les intérêts personnels ».