Les gouvernements européens tirent la sonnette d'alarme suite à l'arrivée du variant Omicron sur le vieux continent. Le Premier ministre britannique Boris Johnson parle de raz-de-marée d'Omicron, alors qu'en France l'on tremble rien qu'à l'idée que le nouveau variant soit la source d'une sixième vague de Covid-19. Avec des frontières partiellement ouvertes, y a-t-il un risque sur l'Algérie ?

En effet, l'inquiétude a gagné le territoire européen avec l'arrivée du variant Omicron. De ce fait, les gouvernements se mobilisent pour éviter que les cas de contamination ne connaissent pas une augmentation importante. Pour éviter aussi des cas graves, et surtout mortels. Pour cela, des mesures drastiques ont été prises, notamment autour du pass vaccinal dans les ports et les aéroports.

Selon des membres du Comité scientifique algérien de suivi de la pandémie de coronavirus, le variant Omicron peut facilement atterrir en Algérie puisque la circulation des personnes est rétablie et que des ressortissants rentrent au pays depuis la réouverture partielle des frontières, entrée en vigueur le 1er juin 2021.

Mais, dans leurs déclarations faites à travers la presse nationale, ils considèrent qu'il n'est pas nécessaire de refermer les frontières, estimant que les mesures prises dans les ports et les aéroports algériens sont suffisants pour faire face à la propagation du coronavirus, y compris le nouveau variant né en Afrique australe. Surtout que les autorités ont levé quasiment toutes les restrictions en interne, notamment le confinement nocturne et la fermeture des commerces et autres activités. Il s'agit de ne pas se contredire en fermant les frontières, tout en prônant l'ouverture en interne.

Arrivée d'Omicron : L'Algérie, la Tunisie et le Maroc vigilants

Donc, la vigilance est de mise en Algérie, mais sans céder à la panique. D'ailleurs, c'est ce que semble adopter comme démarche les autorités marocaines, après un petit moment de « panique » qui les a mené vers une fermeture totale des frontières aériennes et maritimes, et ce, du 30 novembre au 13 décembre. Le Maroc devrait donc rouvrir ses frontières, ce lundi 13 décembre, puisqu'il a été constaté la stagnation du nombre des cas de contamination. Mais surtout que les autorités ont constaté les effets néfastes sur l'activité touristique et sur le transport aérien et maritime. Le royaume chérifien maintient toutefois son protocole sanitaire dans la rigueur, particulièrement dans les ports et les aéroports, pour empêcher surtout le variant Omicron de s'introduire sur le territoire marocain.

C'est le même topo en Tunisie, où les frontières restent ouvertes, mais où le protocole sanitaire est renforcé par une interdiction d'accès pour toute personne non résidente non vaccinée. Conscients du risque avec l'apparition du variant Omicron, les dirigeants tunisiens imposent également un test PCR datant de 48 heures avant le voyage (au lieu de 72 heures, précédemment) ainsi que des tests antigéniques aléatoires à l'arrivée dans les ports et les aéroports.