Le dossier de l'importation de voitures neuves continue de défrayer la chronique en Algérie. Depuis 2 ans, les annonces se succèdent sur l'imminence de l'autorisation d'importation de ces véhicules, sans que les mesures ne soient concrétisée. Les opérateurs intéressés par ce marché subissent encore les changement de caps et la lourdeur d'une administration qui peine à libérer le cahier des charges, qui change à chaque changement de ministre de l'industrie. Les Algériens s'interrogent encore sur la date du début de l'importation de voitures neuves par les concessionnaires sans qu'une réponse claire ne soit rendue.

En effet, annoncée à plusieurs reprise imminente, la date du début de l'importation reste toujours inconnue. Ce dossier, qui a connu un remue-ménage ces 2 derniers mois n'est pas encore clos. Les opérateurs intéressés par ce créneau attendent toujours.

Il y a un mois, alors que le ministre de l'Industrie répondait aux questions des parlementaires lors d'une rencontre questions-réponses, un jeune député du nom de Zahouf Azzedine a rappelé au premier responsable du secteur les promesses que le chef d'État avait faites lors d'une rencontre avec la presse au mois d’avril dernier, où il affirmait que le dossier serait de l’histoire ancienne avant la fin du premier semestre.

Pour ce député, il « s’agit plus d’une question de confiance entre le citoyen et les gouvernants qu’autre chose ». Le ministre avait répondu que le traitement des dossiers est une opération très complexe et que le comité technique fait de son mieux, tout en soulignant que le Covid-19 a freiné les choses. Dans son cheminement pour solutionner le dossier, des informations en circulé sur la délivrance des premiers agréments au courant de la première semaine de ce mois de décembre. Cependant rien n'est fait.

Quelques jours après l'intervention du ministre au parlement, le chef de l'État Abdelmadjid Tebboune s'est prononcé et a ordonné de libérer l’importation. Il a aussi demandé la révision du cahier des charges. Une révision qui devra prendre en considération l'exigence d'un service après vente.

Cette nouvelle exigence qui ne pourra être satisfaite que par les grands groupes déjà présents en Algérie. Le 8 décembre, le ministre de l'Industrie Ahmed Zeghdar a affirmé que ce dossier verra son dénouement en 2022. Cette déclarations, rassurantes pour les uns, n'est qu'un nouveau report pour d'autres. Les Algériens ne verront pas cette opération lancée de si tôt. Ils doivent encore attendre et subir la flambée des prix de véhicules en Algerie.