Le phénomène des harraga a pris de l’ampleur ces dernières années en Algérie. Ils sont des milliers à tenter chaque année de traverser la méditerranée pour rejoindre la rive sud de l'Europe à bord d'embarcations de fortunes. Des tentatives qui se font souvent au péril de leur vie, en témoigne le nombre de morts ou de disparus déplorés.

Partir à tout prix est devenu la devise de nombreux Algériens. Les harraga se recrutent de nos jours chez toutes les catégories sociales. Jeunes et moins jeunes, seuls ou même en famille. Au péril de leur vie et après avoir payé le prix fort aux passeurs, ces harraga tentent l’aventure en connaissant les risques encourus. Des risques qui leur coûtent parfois la vie, comme l’attestent les bilans macabres de morts, recensés au large de la méditerranée.

Ces Algériens qui risquent leur vie pour rejoindre l’Europe

Des familles entières sont, de nos jours, prêtes à prendre la mer pour rejoindre l’Europe, alors qu’il y a à peine quelques années, seuls les jeunes désœuvrés étaient tentés par l’aventure. Quelle que soit la saison, les harraga ne reculent devant rien. En plein hiver, ils sont encore nombreux à prendre le large.

En effet, le 21 décembre dernier, le Centre international pour l’identification des migrants disparus, basé à Grenade en Andalousie, a fait état de la disparition de 7 embarcations parties des côtes algériennes (Oran, Mostaganem, Tipaza, Boumerdès, Dellys). 150 migrants algériens, dont 8 femmes, se trouvaient à bord.

À lire aussi :  Le recteur de la grande mosquée de Paris apporte son soutien à Salman Rushdie

7 autres harraga algériens ont trouvé la mort au large de la Méditerranée

Le même jour, le militant des droits de l’Homme Jose Clemente Martin a fait part, sur sa page Facebook du naufrage d’une embarcation le 20 décembre sur les côtes d’Arzew dans la wilaya d’Oran, avec à son bord 15 migrants algériens, dont une femme enceinte. Selon la même source, le naufrage en question a causé la mort de 7 harraga et le sauvetage de 8 autres, dont la femme enceinte.

Il faut dire que le phénomène de la migration clandestine touche également les autres pays du Maghreb à savoir la Tunisie, le Maroc et la Libye. Il suffit de consulter les chiffres fournis à ce propos par les autorités espagnoles pour se rendre compte de l’ampleur de ce phonème dans l’ensemble du Maghreb.

À ce propos, la Croix Rouge espagnole a fait état, le 23 décembre, de l’interception de 265 migrants en provenance des côtes maghrébines en l’espace d’une journée. Un homme, son épouse et leurs enfants ont trouvé la mort à la suite d'une chute de son embarcation, déplore la même source.