Alors que le débat sur la vaccination prend de l'ampleur en France, des question se posent sur l'homologation des vaccins traditionnels. En effet, plusieurs spécialistes s'interrogent sur les raisons du refus de ce genre de vaccins, qui pourraient stimuler la vaccination étant donné que de nombreux français sont récalcitrants aux vaccins à ARN messager utilisés en France. C'est dans ce contexte que la France vient d'autoriser un 5e vaccin : Novavax, sans ARN messager. Cependant, des question demeurent posées sur la non autorisation de certains vaccins sans ARN, pourtant reconnus par l'OMS.

La France autorise désormais le vaccin américain Novavax

Ainsi, le vaccin contre le Covid-19 de l’américain Novavax, basé sur une technologie classique, va devenir le 5e à être disponible en France après le feu vert de la Haute Autorité de Santé (HAS) le 14 janvier. Ce vaccin et celui de Janssen (déjà disponible pour les plus de 55 ans) peuvent dans certains cas être « une alternative utile » pour les gens réticents à se faire injecter les vaccins à ARN messager de Pfizer et Moderna, juge la HAS dans son avis.

Le vaccin Novavax rejoint donc Pfizer et Moderna, qui sont basés sur une technologie inédite ; l'ARN messager (ARNm). Les deux autres, ceux d’AstraZeneca et Janssen, sont redirigés vers les pays pauvres via le programme international Covax. Les premières livraisons du vaccin de Novavax (commercialisé sous le nom de Nuvaxovid) devraient avoir lieu début février.

À lire aussi :  France : Voici les meilleures villes étudiantes 2022

Le refus d'homologuer certains vaccins en France est un choix économique

L'autorisation de ce vaccin réactualise le débat sur les autres vaccins qui ne sont pas encore autorisés, malgré l'aval de l'OMS. La non-homologation de ces vaccins utilisés en Afrique du Nord complique les voyages de centaines de milliers de citoyens vers la France en raison du pass sanitaire, et maintenant du pass vaccinal. En effet, à titre d'exemple, la France ne reconnaît pas les deux vaccins largement utilisés en Algérie ; à savoir le vaccin chinois Sinovac et le russe Spoutnik.

Ce refus d'homologation des autres vaccins, notamment ceux produits en Chine et en Russie, ne répond pas à des considérations sanitaires, étant donné qu'ils sont homologués par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). Il s'agirait donc là d'un choix économique.

La France préfère acheter des vaccins des pays avec lesquelles elle entretient de bons rapports commerciaux. Elle fait partie des pays qui s'opposent à la Chine et la Russie sur plusieurs plans, donc elle privilégie ses relations avec les USA et l'Union européenne ainsi que le Royaume-Uni.

Cependant, ce choix est en contradiction avec le principe de libre-échange et viole certaines conventions signées avec les pays producteurs des vaccins classiques. Le choix de tergiverser sur l'homologation des vaccins traditionnels semble donc purement commercial.