Un ressortissant algérien vient de se distinguer par un geste de grande classe en France. Cet émigré a en effet offert une importante somme d'argent à l'association « Algériens des deux rives et leurs amis » (ADDRA), qui l'avait accueilli et aidé à son arrivée en France en 2016. 

L'association Algériens des deux rives et leurs amis est une association caritative, qui vient en aide aux démunis algériens en France, dont les sans-papiers, les étudiants et les chibanis. Durant la crise sanitaire liée au coronavirus, elle a volé au secours de ces nécessiteux en leur offrant régulièrement des colis alimentaires.

« Nous sommes une organisation indépendante et il est utile de souligner que nous ne recevons aucune subvention d'un quelconque organisme. Depuis la création de l’association, en avril 2012, nous n’avons cessé de mener des actions humanitaires mettant toujours la dignité du citoyen algérien au centre de nos préoccupations », nous a déclaré son président Jugurtha Aiyed, le mois de mai dernier.

« Il est temps de penser aux autres ». Un Algérien rend la pareille à l'ADDRA

Certaines personnes, que cette association a aidées à remonter la pente, n'oublient pas son aide précieuse. C'est le cas de ce jeune homme qui a été accueilli par l'ADDRA à son arrivée en France pour y étudier en 2016.

Ce ressortissant, qui entre temps a fait sa vie, s'est manifesté pour offrir une somme d'argent à cette association. Le président de l'ADDRA a fait part de ce geste ce samedi 29 janvier 2022 à travers une publication sur sa page Facebook.

Aiyed raconte avoir reçu l'appel d'un ancien étudiant que l'association a aidé en 2016. Cet étudiant lui dit : « je fais un don de 1 000 €, car je n’ai jamais oublié ton accueil, ton écoute, tes colis alimentaires et un accompagnement CV grâce auquel j'ai trouvé un stage ». Il poursuit : « J’ai passé des moments très difficiles , maintenant, je suis cadre dans une entreprise de BTP et je gagne bien ma vie. Il est temps de penser aux autres », raconte en effet le président de l'ADDRA, qui explique qu'avec les 1000 euros, il achètera « des produits manquants pour notre prochaine distribution pour 80 étudiants précaires », expliquant que « chaque colis nous coûte de 30 à 35 euros ».