La question de l'importation des voitures en Algérie continue de défrayer la chronique et de faire parler tous les intervenants du secteur, qui souffre de la décision gouvernementale d'interdire l'importation, en attendant de réguler un tant soit peu le déficit financer qui frappe l'Algérie depuis quelques années. L'on parle d'une relance de l'importation pour cette année 2022, mais les Algériens préfèrent attendre le concret parce qu'ils ne croient plus aux discours et aux promesses à répétition.

C'est le cas de Youcef Nebbache, ancien président de l'Association des concessionnaires automobiles multimarques (ACAM), qui a accordé, le mercredi 9 février, un entretien au journal arabophone El Hiwar pour y évoquer l'importation des véhicules, notamment ceux de moins de 3 ans. D'ailleurs, en ce qui concerne les véhicules d'occasion, il s'est interrogé encore une fois sur les raisons de l'interdiction qui frappe leur importation.

Si l'ex-président de l'ACAM croit en la relance de l'importation des voitures en 2022, il préfère garder les pieds sur terre en précisant que cela ne va pas se faire en ce début d'année. La relance de l'importation ne peut pas se faire avant le début du mois de septembre, estime Youcef Nebbache pour des raisons liées à la procédure. Il faut dire que les commandes prennent du temps pour être traitées et satisfaites par les constructeurs automobiles.

Le gouvernement algérien planche encore sur le cahier des charges

L'interlocuteur du média algérien ne manquera pas d'évoquer l'importation des véhicules par les particuliers, indiquant que l'opération est plus coûteuse et plus compliquée. Youcef Nebbache rappelle que l'achat en France par des particuliers d'Algérie coûte très cher, notamment parce qu'ils utilisent l'euro acheté au marché noir, alors que le concessionnaire le fait au prix de la banque. Et ce, en plus des autres dépenses comme le billet d'avion, le transport du véhicule par bateau et le séjour en France. Cela va inévitablement augmenter le prix du véhicule, estime l'ancien président de l'ACAM.

Il faut dire que le gouvernement tarde à élaborer le fameux cahier des charges qui constitue la première étape devant mener vers la relance de l'importation des véhicules neufs. Le ministre de l'industrie Ahmed Zeghdar a promis de rendre public le cahier des charges en janvier. Mais à ce jour, le fameux document n'est pas encore connu des Algériens. C'est ce qui explique un peu les propos de Youcef Nebbache, annonçant la relance de l'importation pour septembre 2022 au minimum.