La monnaie européenne s'est envolée cette semaine face au dinar algérien. Cette flambée des cours de l'euro est réelle uniquement sur le marché parallèle en Algérie, étant plutôt stable sur le marché officiel. C'est la réouverture partielle des frontières algériennes et l'augmentation des vols qui expliquent cette hausse des cours de l'euro et des autres monnaies étrangères.

Les devises, stables sur le marché officiel, connaissent une forte hausse sur le marché noir

En effet, l'euro a connu une forte augmentation ces deux derniers jours. Son cours est monté jusqu'à 220 dinars à la vente avant qu'il ne se « stabilise » à 216 dinars. Pour ce qui des cours de l'euro à l'achat, ils tourne autour de 213 dinars, selon des cambistes contactés par ObservAlgérie.

C'est approximativement la même tendance du côté du dollar américain. Elle est haussière, et amène la monnaie USD à 187 dinars à la vente. À l'achat, le dollar étasunien s'échange ces deux derniers jours à 184 dinars. Il est toujours plus cher que le dollar canadien, qui s'échange à 141 dinars à la vente et à 138 dinars à l'achat. Mais il reste loin de la Livre Sterling, qui se vend à 243 dinars et s'achète à 240 dinars.

Cependant, il y a toujours une large différence avec les cours officiels. Du côté de la Banque d'Algérie (BA), l'euro tourne toujours autour de 160 dinars algériens. Il s'échangeait ce jeudi 4 novembre à 158,9041 dinars à l'achat et à 158,9352 à la vente. Pour le dollar américain, il valait ce jeudi 137,5436 à l'achat et à 137,5586 à la vente.

L'euro flambe après la réouverture des frontières maritimes et l'augmentation du nombre de vols

En fait, cette hausse du cours de l'euro sur le marché parallèle s'explique par la réouverture des frontières algériennes, et surtout par l'augmentation du nombre de vols internationaux autorisés par l'État algérien. Depuis le 28 août, 64 vols hebdomadaires sont opérés de et vers l'Algérie. Ils sont montés à 88 vols depuis le 11 octobre, avant qu'ils atteignent les 98 vols pour inclure la destination Canada et renforcer celle de Tunisie.

Cela a encouragé la hausse des cours de l'euro sur le marché noir. C'est que les plus grands clients des cambistes sont des « opérateurs économiques » qui ne trouvent pas assez de devises au niveau de la banque. Et certaines destinations, comme le Royaume Uni, la Turquie et les Émirats arabes unis, sont particulièrement prisées par ces opérateurs qui ne sont, en fait, que des importateurs, dont certains activent dans l'illégalité.