Dès les déclenchements des opérations militaires russes en Ukraine, les observateurs se sont interrogés sur l’approvisionnement de blé, étant donné que la Russie en est le premier et l'Ukraine le quatrième plus grand exportateur. Ces approvisionnement touchent notamment l’Algérie, qui est parmi les 5 plus grands importateurs de blé au monde. Des interrogations un peu plus légitimes également, sachant que l’Algérie a fait le choix du marché Russe. Dans ce contexte de crise, l'Algérie va-t-elle manquer de blé ?

Pour répondre à cette question, il faut rappeler que l'Algérie est fortement dépendante des importations. Concernant le blé, l’Algérie est le deuxième consommateur africain et le 5e importateur mondial de céréales – derrière l'Égypte, la Chine, l'Indonésie et la Turquie.

Il faut également signaler que la production locale a reculé de 38 % en raison d'un manque de pluies. L'Algérie a également choisi de diversifier ses sources d'approvisionnements en changeant le cahier des charges afin d'arrêter d'importer le blé français et de se tourner vers la Russie. En décembre 2021, l'Algérie a importé 800 000 tonnes de blé russe.

Cependant ce choix de se tourner vers le blé russe s'est avéré risqué au vu du conflit qui s'est déclenché en Ukraine. Cependant, ce risque est limité étant donné qu'ai pire des cas, l’Algérie pourra revenir à son fournisseur historique ; d'autant que les relations diplomatiques entre l'Algérie et la France se sont réchauffés.

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Ainsi, on peut dire que ce conflit n'affectera pas l’Algérie en ce qui concerne l’approvisionnement. Cependant, la crise en Ukraine a impacté les prix des céréales sur le marché mondial. Une hausse qui va certainement affecter l'Algérie et se répercuter sur les prix de la semoule et des pâtes, même si ces dernières sont subventionnées par l'État. Une hausse des prix qui sera également compensée par les hausses des prix du pétrole et du gaz, qui donnera au gouvernement algérien une meilleure marge de manœuvre.