Le ministre de l’Industrie Ahmed Zeghdar a annoncé, ce jeudi 3 mars 2022, que 10 000 voitures ont été importées par des particuliers en janvier et que la moyenne d’importation est entre 4 000 et 5 000 unités par mois. Une annonce qui a surpris plus d’un, surtout que depuis la décision de suspension les importations de véhicules en 2018, de nombreux Algériens sont toujours en quête d’un véhicule neuf.  

En visite d’inspection dans la wilaya de Chlef, le ministre de l’Industrie a déclaré aux journalistes que « l’importation de voitures est toujours en vigueur pour tous les Algériens ». L’État n’a jamais « interdit l’importation de voitures par des particuliers », affirme-t-il dans une déclaration diffusée ce jeudi 3 mars par la chaîne Ennahar TV.

Le ministre de l’Industrie a révélé que « les Algériens importent entre 4000 et 5000 voitures par mois », et que durant le mois de janvier 2022, « ce sont 10 000 voitures qui ont été importées par des particuliers ». Selon le ministre « L’État n’a jamais interdit aux Algériens d’importer des voitures avec leurs propres fonds ».

L’opération d’importation de voitures se déroule de « manière normale » selon le ministre de l’Industrie

« Ce sont les médias qui ont créé la polémique en évoquant à chaque fois cette histoire de l’importation de voitures », ajoute le ministre qui a évité d’évoquer le dossier de l’importation de véhicules par des concessionnaires qui attendent toujours la publication du nouveau cahier charges pour pouvoir obtenir les agréments afin d’importer des véhicules neufs.

En révélant le chiffre de 10 000 voitures importées par des particuliers durant le mois de janvier 2022, et en affirmant que l’opération d’importation de voitures se déroule de « manière normale », de nombreux Algériens vont certainement se demander : quels sont ces particuliers qui ont le droit d’importer des voitures et quelles sont les conditions requises pour y postuler ?

Voici les catégories de personnes concernées par l’importation de voitures en Algérie

Selon la loi, tous les Algériens sont potentiellement éligibles à l’importation de voitures. En effet, le code des douanes algériennes, dans le chapitre intitulé « Importation pour mise à la consommation de véhicules », il est mentionné que quatre catégories de personnes sont concernées par l’importation de voitures : invalides de la guerre de libération nationale, enfants de chouhada atteints d’une maladie incurable ou handicapés moteurs, handicapés civils, nationaux résidents à l’étranger.

Les invalides de la guerre de libération nationale

Pour les invalides de la guerre de libération nationale : « si le taux de votre invalidité est égal ou supérieur à 60 %, vous pouvez acquérir, tous les cinq (05) ans, en exonération totale des droits et taxes douaniers : un véhicule de tourisme neuf importé en devises et avec vos propres moyens, d’une cylindrée ne dépassant pas 1800 cc pour les véhicules à essence et 2000 cc pour les véhicules diesel », indique la douane algérienne.

Les enfants de chouhada atteints d’une maladie incurable

Pour les enfants de chouhada atteints d’une maladie incurable ou handicapés moteur : « vous pouvez acquérir tous les cinq (05) ans, en exonération des droits et taxes douanières : un véhicule de tourisme neuf d’une cylindrée ne dépassant pas 1800 cc pour les véhicules à essence et 2000 cc pour les véhicules diesel, un véhicule utilitaire neuf dont le poids en charge est égal ou inférieur à 3500 kg », selon la même source.

Les handicapés civils atteints d’un handicap moteur

Pour les handicapés civils atteints d’un handicap moteur : « vous pouvez acquérir tous les cinq (05) ans, en exonération des droits de douane et de la taxe sur la valeur ajoutée TVA et en dispense des formalités du contrôle du commerce extérieur et des changes : un véhicule automobile de tourisme neuf adapté à leur handicap, d’une une cylindrée inférieure ou égale à 1800 cc pour les véhicules à essence et 2000 cc pour les véhicules diesel », explique la douane algérienne.

Les nationaux résidents à l’étranger

Pour les nationaux résidents à l’étranger : les nationaux immatriculés auprès des représentations diplomatiques et consulaires, qui justifient d’un séjour ininterrompu d’au moins trois (03) ans à l’étranger, peuvent dédouaner, en exonération des droits et taxes et avec dispense des formalités du contrôle du commerce extérieur :

« Une voiture automobile neuve pour le transport des personnes, d’une cylindrée inférieure ou égale à 1800 cm3 pour les véhicules automobiles à moteur à piston alternatif à allumage par étincelle (essence), ou 2000 cm3 pour les véhicules automobiles à moteur à piston alternatif à allumage par compression (diesel), ou une voiture automobile utilitaire neuve pour le transport des marchandises d’un poids total en charge n’excédant pas 5,9501 tonnes, ou un véhicule neuf à deux roues, soumis à immatriculation », selon le code des douanes algériennes.