Inflation mondiale, crise économique accrue, le pouvoir d'achat des musulmans de par le monde s'érode. En ce mois de ramadan que ça soit en France, en Algérie, au Maroc, ou en Tunisie, les populations doivent serrer la ceinture. Les repas copieux, les dépenses sans compter font partie du passé. En 2022, le ramadan a commencé par une flambée des prix. La deuxième semaine de ce mois, confirme cette tendance haussière et complique la vie des petites et moyennes bourses qui ont du mal à répondre à leurs besoins qui s'accentuent en ce mois.

Inflation en Algérie

Ainsi, en Algérie les prix flambent. Les prix connaissent une fulgurante progression. Ils éreintent ainsi une nouvelle fois les portemonnaies, déjà fortement épuisés par l’inflation enregistrée depuis des mois. Cette hausse des prix à la consommation a eu lieu bien avant le mois de ramadan, le taux d’inflation bondissant de six points entre janvier 2021 et janvier 2022 pour s’établir à 9 %, d’après les données de l’Office national des statistiques (ONS). Cependant, ces prix ont connu des records depuis le début de ce mois et continuent de flamber. Ces augmentations ont touché notamment les viandes (rouges et blanches), le poisson frais, les œufs, les pâtes alimentaires, les conserves, les légumes frais et secs.

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En tout cas, ce mois de ramadan est difficile, les ménages sont obligés de réduire leur consommation. Cette hausse a également impacté les bienfaiteurs. Cette année les opérations de solidarité ont reculé, même si les restaurants « El Rahma » restent toujours ouverts pour répondre à la demande des nécessiteux qui voient leurs rangs se renforcer chaque jour.

En Tunisie et au Maroc les prix grimpent

La Tunisie connait également une hausse significative des prix. Cette hausse est confirmée par le président de l’Organisation tunisienne d’information des consommateurs (OTIC), Lotfi Riahi. Ce dernier affirme qu’une baisse de la consommation entre 5 à 10 % a été enregistrée en comparaison avec la même période au cours des années précédentes en raison de ces hausses. Ainsi, les Tunisiens qui traversent une crise économique sans précédent sont obligés de serrer la ceinture. Les plus démunis ne peuvent plus faire face à cette hausse vertigineuse des prix. Selon les organisations des consommateurs tunisiens, ces hausses sont dues à l’impact de la crise russo-ukrainienne. Cette guerre a fait bondir les prix du carburant, du transport maritime et des matières premières sur les marchés mondiaux. La Tunisie connait également des pénuries. Durant les premiers jours du ramadan, des files d’attente et un encombrement ont été observés devant les boulangeries, en raison de la pénurie de semoule.

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Au Maroc, le mois de ramadan sera moins festif que les précédents en raison de la guerre en Ukraine qui a entraîné une augmentation des prix. « En variation annuelle, les prix à la consommation auraient évolué à un rythme jamais atteint depuis 2008, affichant une hausse de 3,6 %, au lieu de 0,1 % au cours de la même période de 2021 », selon le Haut-Commissariat au Plan (HCP). Ainsi, au royaume chérifien également les consommateurs sont durement touchés par ces hausses. Les prix des produits alimentaires hors frais auraient enregistré une hausse de 6,4 %, tirée par l’augmentation de ceux des produits à base de céréales et des huiles végétales. Les prix des produits frais se seraient, également, renforcés, notamment ceux de la viande et de la volaille qui auraient contribué pour 1,9 point de pourcentage à l’augmentation des prix.

En France aussi les musulmans sont impactés par la cherté de la vie

Par ailleurs, en France, où l'on retrouve une forte communauté musulmane, les prix ont également flambé. Les musulmans de France changent leurs habitudes alimentaires pendant ce mois de ramadan. Ils ne peuvent plus se permettre les fastes d'antan. En effet, l'inflation en France galope et a atteint 4,5 % en mars. Elle continue de grimer et se fait particulièrement ressentir sur les aliments de première nécessité. L'inflation mondiale impacte donc les musulmans dans le monde en ce mois de ramadan.