Il y a de quoi se poser la question, en ces temps d'impatience constatée chez de nombreux Algériens établis à l'étranger. Pourquoi les autorités algériennes n'ont pas relancé la ligne maritime entre la ville italienne de Gênes et la ville algérienne de Skikda ? Elle aurait été utile à plus d'un titre étant donné l'insuffisance des traversées autorisées par le nouveau programme d'été.

En fait, le nouveau programme de vols et de traversées, rendu public le 19 mai, n'a pas été très généreux en matière de traversées maritimes. Le ministère algérien des Transports n'a autorisé que cinq traversées supplémentaires à ajouter aux deux déjà disponibles auparavant. Un ajout bienvenu, mais qui reste insuffisant devant les besoins énormes exprimés par la communauté algérienne à l'étranger, particulièrement en France.

En fait, la compagnie maritime nationale Algérie Ferries opérait deux traversées par semaine avant le nouveau programme. Une traversée entre Marseille, en France, et la capitale algérienne Alger et une autre entre Alicante, en Espagne, et la ville d'Oran. Il est inutile de préciser que les deux traversées étaient incapables de répondre aux besoins de la diaspora algérienne en matière de voyages. Mais l'été n'était pas encore là et les Algériens n'étaient pas très exigeants.

Seules les traversées entre Marseille et l'Algérie ont été renforcées

Et le nouveau programme du ministère des Transports a renforcé les traversées maritimes, mais seulement entre Marseille et les ports algériens. Donc, aucune hausse de traversées avec l'Espagne et aucune avec d'autres ports français que celui de la ville phocéenne. D'où l'énorme pression sur Algérie Ferries. L'État algérien s'est contenté de renforcer la ligne Marseille-Alger avec deux rotations supplémentaires et d'accorder à Algérie Ferries une traversée hebdomadaire entre Marseille et trois autres ports algériens, en l'occurrence Béjaïa, Skikda et Oran.

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Et c'est là que la question se pose concernant la non-augmentation des traversées entre l'Algérie et l'Espagne et l'absence des traversées de et vers l'Italie dans le nouveau programme. Si le problème avec l'Espagne a une « présumée » explication politique, l'absence des traversées entre l'Italie et l'Algérie n'a aucune explication logique, surtout que les Algériens d'Italie sont majoritairement installés au nord industriel du pays, donc proche du port de Gênes.

Une ligne Gênes-Skikda serait utile pour les Algériens de France

En fait, la réouverture de la ligne entre Gênes et Skikda, et pourquoi pas Bejaïa, pourrait être utile à plus d'un titre. Pour les ressortissants algériens installés en Italie, mais aussi ceux du sud-est de la France. Surtout que dans cette région de Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA), il n'y a que trois vols par semaine qu'Air Algérie opère depuis l'aéroport de Nice, sachant que cette ville française est à moins de 200 kilomètres de Gênes, en Italie.

En effet, la ville de Gênes est à moins de 200 kilomètres de la frontière française et à plusieurs niveaux de la Méditerranée jusqu'aux frontières italo-franco-suisses. Les Algériens de cette partie de la France, de Suisse et d'Italie auraient pu profiter d'une ligne maritime entre Gênes et l'Algérie. Surtout que cette ligne existait avant la pandémie, et ce, vers le port de Skikda. À moins que l'État algérien attende la réception de la nouvelle gare maritime d’Annaba pour ouvrir de nouvelles lignes maritimes.