L'équipe d'Algérie A' dirigée par Madjid Bougherra affrontera, le mardi 7 décembre, l'équipe d'Égypte pour le compte de la 3e et dernière journée du 1er tour de la Coupe arabe de la FIFA 2021 au Qatar. Cette rencontre n'est pas comme les autres, mais pas toujours pour les raisons visibles.

En effet, si le match du mardi entre les Fennecs d'Algérie et les Pharaons d'Égypte n'est pas crucial, les deux équipes étant qualifiées aux 1/8 de finale, il présente tout de même un enjeu important pour la suite de la compétition. Celui de la première place du groupe D qui permettrait à l'Algérie d'éviter pour le prochain tour une équipe du Maroc très en forme ces derniers temps.

Mais, ce n'est pour cette raison que cette nouvelle empoignade entre deux grandes nations du football africain n'est pas comme les autres. C'est qu'elle intervient environ 12 années après l'épisode des qualifications du mondial 2010 qui a eu lieu en Afrique du Sud.

12 années après la grande crise diplomatique causée par ce dernier tour des qualifications entre l'Algérie et l'Égypte et l'épopée d'Omdourman, au Soudan, qui a vu se dérouler une 3e confrontation entre les deux équipes, permettant ainsi à Antar Yahia, Madjid Bougherra, Karim Ziani et leurs coéquipiers de se qualifier à la Coupe du Monde 2010.

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Il est clair que le contexte, notamment politique, qui a permis à cette crise d'avoir lieu et d'exploser à la face du monde, n'est plus en vigueur aujourd'hui. Abdelaziz Bouteflika et Hosni Moubarek, qui avaient impérativement besoin d'une qualification à instrumentaliser politiquement aux niveaux internes, ne sont plus aux commandes des deux pays. Ils ne sont plus de ce monde, d'ailleurs.

En réalité, cet épisode semble définitivement enterré de la mémoire collective des deux pays, et ce, pour deux raisons principales : Les Égyptiens, très remontés contre les Algériens, particulièrement après leur défaite au Soudan et l'énorme pont aérien organisé par les autorités algériennes, ont eu leur revanche quelques mois après à l'occasion de la Coupe d'Afrique des nations (CAN 2010).

En Angola, les deux sélections se sont retrouvées le 28 janvier 2010 en demi-finale de la CAN et les Pharaons avaient donné une raclée aux Fennecs (4-0), même si cela a été fait dans des conditions controversées, en raison notamment d'un arbitrage exécrable.

Ensuite, la Coupe d'Afrique des nations de juin-juillet 2019 a eu lieu en Égypte. C'est l'édition que l'équipe d'Algérie a remportée haut la main, un certain 19 juillet 2019 sous la houlette de Djamel Belmadi, élu meilleur entraîneur d'Afrique. L'évolution de l'équipe d'Algérie dans de bonnes conditions et la présence remarquée des supporters algériens, y compris dans les rues du Caire, montrent que la page de la crise de 2009 est définitivement tournée.

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C'est aussi l'avis de l'entraîneur Madjid Bougherra, qui fait partie des joueurs de l'équipe de l'époque. « C'est le passé et c'est oublié », a-t-il répondu à un journaliste qui voulait faire le parallèle entre le match de mardi à Al Wakrah et les trois matchs de l'automne 2009.

Pour Magic Boogy, « ce qui est arrivé fait partie du passé. Moi, j'ai hâte de jouer à un grand match de football ». Et pour balayer toute idée de discorde extra-sportive avec les Égyptiens, il conclut : « Nous avons joué la CAN (2019, ndlr) en Égypte dans de meilleures conditions ».

Pour rappel, l'Algérie participe à la Coupe arabe de la FIFA 2021 dans le groupe D, en compagnie du Soudan, du Liban et de l'Egypte. Le sélectionneur de l'équipe A', Madjid Bougherra, a convoqué pour ce nouveau tournoi des joueurs locaux, mais aussi plusieurs joueurs de l'équipe A évoluant en Tunisie ou dans les pays du Golfe, à l'instar de Raïs M'Bolhi, Baghdad Bounedjah, Yacine Brahimi et Djamel Benlamri. Après avoir battu le Soudan (4-0) et le Liban (2-0), les Fennecs affronteront, mardi 7 décembre, l'Égypte avec l'objectif de finir premiers du groupe D.