La décision des autorités marocaines de fermer les frontières pour endiguer la propagation du coronavirus et de son nouveau variant omicron contraint la compagnie aérienne Royal Air Maroc à faire des efforts colossaux pour faire face aux conséquences d'une réduction des voyages. C'est dans ce cadre que la compagnie marocaine a décidé de renforcer ses opérations de rapatriement de et vers le Maroc.

La RAM a en effet décidé non seulement d'augmenter le nombre de vols de rapatriement entre le Maroc et la France, mais en plus d'élargir les vols vers d'autres capitales du monde.

Le Maroc ferme ses frontières. Des touristes et des Marocains pris de court

C'est que la décision de fermeture des frontières prise le 28 novembre a surpris des milliers de touristes et même de Marocains. Ils sont bloqués soit dans les villes marocaines, soit dans les villes d'autres pays, notamment européens. Pour les vols de et vers la France, Air France et Transavia sont également de la partie.

Mais pour la Royal Air Maroc, il s'agit de faire face à un grand nombre de touristes bloqués au Maroc à la suite de la décision des autorités de fermer les frontières. La compagnie a décidé de renforcer ses vols spéciaux à destinations de la France, en programmant des vols supplémentaires du 11 au 13 décembre, soit avant l'expiration de la période de fermeture des frontières.

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Mieux encore, la RAM renforce également ses vols de rapatriement vers trois autres pays. Il s'agit de la Belgique, qui compte une forte communauté marocaine, notamment à Mons et Charleroi, mais aussi de l'Italie et du Canada.

Auparavant, la compagnie aérienne marocaine a opéré des vols de rapatriement du Maroc vers l'Espagne, la Mauritanie et la Turquie, et ce, en plus des pays déjà susmentionnés, en l'occurrence la France, la Belgique, l'Italie et le Canada.

Ainsi, selon le site spécialisé Air Journal, les aéroports de Paris, Barcelone, Milan, Istanbul et Montréal ont ainsi accueilli des vols en provenance d’Oujda, Marrakech et Casablanca, et celui de Bruxelles des vols depuis Casablanca, Tanger et Nador.

Les compagnies aériennes protestent contre la décision du Maroc

Pour faire face à la recrudescence des cas de coronavirus et l'apparition du nouveau variant, omicron, le Maroc a décidé de fermer ses frontières aériennes et maritimes jusqu'au 13 décembre.

Les intervenants dans le secteur du transport et du tourisme sont sanctionnés par cette décision, dans la mesure où ils ne savent même pas si cette décision sera renouvelée après le 13 décembre.

C'est ce qui a amené deux compagnies aériennes à suspendre leurs vols de et vers le Maroc pour trois mois. Il s'agit de les compagnies britannique EasyJet et irlandaise Ryanair, qui se disent incapables d'opérer dans l'incertitude.

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Auparavant, EasyJet avait suspendu ses vols pour protester contre certaines mesures prises par le gouvernement marocain pour faire face à la propagation du coronavirus. Le Maroc avait décidé de refouler sur le champ tout voyageur testé positif au coronavirus dans les aéroports marocains. Et la compagnie low cost britannique s'est déclarée contre le rapatriement des passagers contaminés parmi d'autres non-contaminés.